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Les commentaires de marais



  • marais 25 janvier 2014 17:32

    @ Ladyfel : la virilité n’est pas seulement physique, elle est également intellectuelle et spirituelle. Ou alors considérez-vous que les plus virils sont les plus agréables à l’œil, et que le reste importe peu ? Dans ce cas, un queutard est assurément viril, comme un lâche, car ils peuvent tous les deux avoir un corps harmonieusement développé. Il importe peu, alors, qu’un homme ait des qualités morales tant qu’il est fort, n’est-ce pas...

    Au passage, si votre affirmation est vraie, alors on peut penser soit:1) qu’ils soient des intellectuels et qu’ils ne soient pas portés sur l’effort physique.
    2) qu’ils soient frustrés et qu’ils se déchargent de leur frustration par le biais de théories fumeuses ; 3) qu’ils expriment tout haut ce que les autres hommes pensent tout bas et qu’ils n’osent pas dire, par lâcheté pour certains.
    Toutefois Alain Soral semble être un modèle de virilité, ce qui contredit votre analyse. Cela peut exprimer un préjugé de votre part.


    @ Frida : il y a une différence entre l’islamisme, qui une dérive dangereuse de l’Islam et la virilité.
    Voici un article Agoravox sur le voile :

    Et voici une entrevue d’Eric Zemmour sur le féminisme (et donc la virilité)

    Eric Zemmour explique qu’on a détruit la virilité canalisée, et qu’il y a deux types d’hommes à l’heure actuelle : des hommes sans virilité et des hommes à la virilité barbare.

    Il explique que le contrôle qu’exerce certains hommes sur les femmes dans les cités vient d’une virilité non canalisée par les rites et la civilisation et donc barbare.
    Il est possible que l’islam radical soit l’émanation d’une virilité non canalisée et devenue barbare.

    Il y a donc un abyme entre la défense de la virilité et la mise en place de la burqa pour toutes...


  • marais 25 janvier 2014 16:08

    @ Frida :

    Je suis perplexe dans la formulation de votre argumentaire et je vais expliquer cela en plusieurs points :

    Premièrement, "Quand il faut critiquer le féminisme, il voit très justement qu’il n’y a pas La femme, mais des femmes et que leurs conditions ne permettent pas d’en faire un dogme ou une idéologie".

    D’une part, il est exact de dire qu’il n’y a pas la femme mais des femmes, comme il y a des hommes, des blancs, des noirs, des beurs, des asiatiques, des riches, des pauvres, des jeunes, des vieux, des français, des allemands... la majorité fonctionne par a-priori, y compris les philosophes ou les économistes. Sans cela, pas de religion, pas de civilisation, pas de sciences, car il deviendrait plus important de connaître une personne que de faire fonctionner un système...
    D’autre part, si la condition des femmes ne permet pas d’en faire une idéologie, alors le féminisme ne devrait pas exister. Mais le féminisme existe, il a même son ministère (celui du Droit des femmes). J’aimerais donc que vous m’expliquiez ce point précis.


    Deuxièmement, "les femmes sont presque majoritaires... à réclamer l’égalité et la liberté mais n’ont jamais voulu bouleverser les données biologiques et physiologiques, c’est juste un mythe...".

    Il n’est pas reproché aux féministes (tant hommes que femmes) de vouloir modifier le physique des gens mais plutôt le fait culturel, social, le comportement des personnes, de vouloir modifier la société selon leurs désirs.



    Troisièmement, "Soral ... il voit très justement qu’il n’y a pas La femme, mais des femmes... Soral, ne se gêne plus ... dans la généralisation de ce qui est féminin, typiquement féminin."

    Vous vous contredisez. J’aimerais comprendre pourquoi.


    Quatrièmement, "les femmes restent préoccupées par la maternité et l’éducation des enfants, et ceci accapare toute leur énergie".

    Dans une loi du gouvernement, sur trois ans de congé parental, les femmes n’ont plus que deux ans et demi , les hommes doivent prendre six mois ou ces six mois ne seront pas accordés et ce au nom de l’égalité. 
    D’une part vous généralisez, alors que vous reprochez ceci à Soral. D’autre part, cette bataille idéologique a été menée au nom de l’égalité entre hommes et femmes ce qui pénalise la liberté des femmes ; la volonté d’égalitarisme a mené au liberticide.
    Ici, le féminisme lutte contre les femmes.


    Cinquièmement, "et rien de telle que de répandre le vice de la consommation, typiquement féminin".

    La consommation est en économie une ’Somme de biens et services fournis à titre onéreux ou gratuit aux consommateurs.’
    Ceux qui affirment que les femmes sont des consommatrices expriment ce qu’exprime Eric Guégen ’L’homme consomme un bon coup de temps en temps... la femme consomme au quotidien.’
    La majorité des femmes que je connais aiment obtenir de nouveaux objets, comme des vêtements, ou changer l’intérieur de leur maison, s’acheter un petit plaisir, changer de loisirs ... ces femmes sont des consommatrices. Ce n’est pas un vice, mais essayer de transformer les hommes en consommateurs en est un.
    Au passage, traiter par l’ironie des telles inquiétudes, si elles sont injustifiées, n’est pas charitable, car cela montre que la société est déréglée, que ces personnes ont perdu confiance, que le chacun pour soi est la règle et la solidarité l’exception.
    Si ces critiques sont justifiées.


    Sixièmement, "Cela part de deux présupposés ... transformer L’homme (une généralité) en femme... le deuxième .. Nietzsche .. Freud ..."

    D’une part, comme je l’ai dit précédemment, il y a des hommes, certes, mais il y a également l’Homme comme il y a la Femme, comme il y le Religieux, comme... de plus Jung explique que la réalité psychique est aussi importante voire plus que la réalité physique ; ce n’est pas parce que ce n’est pas votre réalité que ce n’est pas réel.
    D’autre part, vous pensez qu’ils affirment ceci parce que Nietzsche et Freud ont affirmé cela. C’est un raccourci fort commode, aussi j’aimerais que vous apportiez une corrélation entre les affirmations des agoravoxiens ou de Soral et de Nietzche et Freud.


    Septièmement, "pour consommer, il faut de la tune, un travail, c’est la condition pour consommer".

    Ici, la critique n’est pas faite aux femmes de vouloir consommer, mais de la récupération de ce besoin ou cette envie par le marché et la tentative de transformer l’homme en consommateur afin d’accroître les profits de ce même marché.


    Huitièmement, "D’un côté, Soral veut que la femme soit féminine, dans la séduction, la soumission... et en même temps ne pas consommer".

    Je ne vois pas en quoi ces deux choses sont reliées. De plus, son côté marxiste de la critique du capitalisme ressort, de même que la critique de vouloir changer l’Homme de la gauche idéologique. Ici, capitalisme = consommation de masse = féminisation de l’homme pour le transformer en consommateur.


    Neuvièmement, "Il faut choisir, ou bien La femme, est typiquement programmée pour la consommation ... ou bien La femme se débarrasse des oripeaux de la séduction et par conséquent, se consacre au plus élémentaires".

    Donc, selon vous, le besoin ou le désir de séduction est liée au besoin ou au désir de consommation chez la femme. J’avoue que je suis perplexe, et que ne je ne vois pas où est la logique, en quoi ces deux besoins ou désirs sont liés.


    Dixièmement, "les insultes sexistes... et notamment contre la gente féminine. Fourest a la palme d’or, la malheureuse. Pourtant, ces mêmes commentateurs, sont très révérencieux vis à vis d’une Marine Le Pen."

    D’une part, vous vous contredisez dans le même paragraphe. Si les attaques sont sexistes, et qu’ils attaquent violemment Caroline Fourest car elle fait partie de la gent féminine, alors ils devraient attaquer aussi violemment Marine Le Pen. Ce n’est pas le cas, ce n’est donc pas par sexisme qu’ils attaquent des femmes.
    C’est comme affirmer que Christiane Taubira a subi une attaque raciste parce qu’elle a été traitée de guenon alors même que caricaturer nos personnages politiques importants en singe est une grande tradition française.
    D’autre part, si l’attaque n’était pas sexiste, comme vous en convenez vous-même, alors il faut se demander pourquoi elle a été attaquée ainsi. Je pense quant à moi que c’est une provocatrice incohérente qui est pour de dangereuses extrémistes, les femen.
    On pourrait la rapprocher d’un Frédéric Haziza, souvent insulté et attaqué. Pourtant tous les juifs ne sont pas agressés, la plupart sont même bien intégrés dans la société. Ce n’est donc pas par racisme anti juifs qu’il est attaqué mais pour autre chose. Il est, pour moi, un personnage agressif, incohérent et ordurier.

    Certes, je n’excuse pas ces comportements, qui ne sont pas respectables, et je peux me tromper, mais il est possible que ces personnes se sentent agressées par les propos de ces personnages nauséabonds et qu’ils répondent à la mesure de la violence psychique qu’ils pourraient avoir subi de leur part.


    Pour finir, je dirai ceci : ce n’est parce que vous êtes féministe, tout dans vos propos le clame, et que Caroline Fourest l’est également, qu’elle est forcément quelqu’un de bon et respectable.


  • marais 23 janvier 2014 09:40

    "Non, ce n’est pas un métier. C’est une charge, un service civil, qui ne doit pas durer longtemps ni pouvoir se reproduire trop souvent, comme le fait d’être juré aux assises. 


    Quand je dis que nous allons voter nous-mêmes nos lois, je ne fais pas allusion au système actuel, évidemment !"


    Il y a plusieurs façons de faire de la politique. Dans la votre, elle sert seulement à voter des lois. Dans ce cas, à quoi sert-il, à votre avis, d’élire des maires, des conseillers généraux, des présidents de la République ? En effet, ils ne votent pas les lois. Selon votre optique, seuls le législatif devrait avoir le pouvoir politique, comme dans la Rome antique ? Alors qui fait appliquer les traités internationaux

    D’une part, il n’y a pas dans la politique que le législatif (les lois) ou l’exécutif (l’application des lois) mais également le monde associatif, des intellectuels, des généraux, des chefs d’entreprise, des syndicaux, des journalistes ou des juges, et j’oublie probablement d’autres catégories que j’ai oublié de citer.
    La politique est tout car dès que l’on a des revendications, nous devons changer le mode de vie de la Cité, même de manière infime. C’est l’expression ultime de la politique, et fort peu de nos citoyens, même élus, le comprennent.
    D’autre part, j’ai déjà expliqué en quoi votre système était impossible, tant pour des raisons techniques que pratiques.



  • marais 22 janvier 2014 23:34

    D’une part, tous les citoyens ne votent pas tout le temps chaque loi, même en étant peu nombreux, y compris dans la démocratie athénienne.

    D’autre part, le pouvoir ne se limite pas au simple vote des lois, sinon la démocratie serait plus vertueuse. Il n’est qu’à se souvenir de Napoléon de De Gaulle, qui n’étaient pas des hommes de loi.
    Pour le pouvoir absolu du peuple, on peut se rappeler d’Athènes, où le pouvoir absolu du peuple athénien mena au déclin de sa Nation.

    Concernant la maturité du peuple, cela est peu évident à voir quand on voit ceux qui nous gouvernent, les médias, les patrons des grandes entreprises... Il est manifeste que si individuellement nous pouvons être adulte ce n’est pas le cas en foule, et que le peuple n’élit pas ses représentants parce qu’il est le meilleur mais parce qu’il est le moins mauvais au niveau télévisuel (le moins antipathique, le moins opposé à ses idées idéologiques, le moins seul...).
    Ou alors vous pensez qu’élire Blanc Bonnet ou Bonnet Blanc au poste politique suprême de notre pays depuis 1969 est un choix parfaitement raisonnable et justifié ?
    D’autre part, un certain nombre de nos compatriotes, voire la majorité, ne s’intéressent pas au fait politique, pas dans son détail du moins. Même du temps de l’ochlocratie athénienne, tous les Athéniens ne votaient pas chaque loi, alors qu’ils étaient quelques milliers, pouvant se rassembler dans une même assemblée.
    Avec plusieurs dizaines de millions de citoyens-députés, il sera impossible de débattre, alors que cela est essentiel pour justifier la nécessité d’une loi, pour la modifier, voire ne pas la voter.
    La politique est un métier à plein temps, même si ce n’est pas seulement faire des lois. Croire que des personnes qui travaillent 70 heures par semaine peuvent se pencher dans le détail d’une loi, pour en percevoir toutes les subtilités, serait faire insulte aux hommes politiques sérieux qui tentent de nous représenter.


  • marais 22 janvier 2014 23:02

    Ils veulent Henri VII comme roi, comte de Paris, car ils sont légitimistes, qu’ils respectent les Lois fondamentales du royaume de France, et que la République a usurpé le rôle naturel de la monarchie en France.

    Pour le genre de monarchie, l’heure n’est pas à ce genre de débat, puisqu’il est évident que le roi ne reviendra pas dans dix ans, mais d’étendre l’influence du royalisme.
    D’autre part, la monarchie possédait une constitution non écrite, les Lois fondamentales du Royaume.


  • marais 22 janvier 2014 22:19

    l’argentin, Elie Hatem est un homme, les autres participants de la troisième vidéo sont des étudiants.

    D’autre part, j’ai l’impression que le FN est un parti patriote, pas comme certains autres. Si cela en fait un parti royaliste alors il faut voter pour des royalistes, il nous permettrait peut-être d’arrêter notre déclin depuis la Révolution.

    Même si Elie Hatem ne fait pas partie du FN, il fait partie d’un mouvement patriote.




  • marais 22 janvier 2014 22:16

    Merci Agence info Libre pour partager ce genre de réunions qui sont fort rares.

    Quoi qu’on puisse penser des royalistes, il est certain qu’ils aiment la France, comme il est certain que la République est décevante, et ce sur beaucoup de points.



  • marais 20 janvier 2014 19:13

    Je ne sais pas si la gauche idéologique a triomphé et laissé le champ libre à la droite des affaires pour verrouiller le système. En tout cas, il est intéressant de remarquer que l’idéologie humaniste des Lumières (l’homme est au centre de tout) a laissé faire des situations économiques effroyables pour les ouvriers au XIXe siècle.


    Je pense donc qu’il faut cesser de voter pour le PS-UMP-EELV-MODEM, puisqu’ils détruisent de fait le peuple.

    Je pense également que la monarchie est préférable en France, car elle était idéologiquement de droite et me semble économiquement de gauche.


  • marais 20 janvier 2014 18:12

    Bonjour micnet,

    Vous avez affirmé trois choses : "la droite... consiste à défendre une vision verticale de la société, c’est à dire se rattachant à un ordre naturel (ou divin) impliquant, par voie de conséquence, une inégalité de fait entre les individus."
    Puis "la gauche (toujours selon moi) défend, au contraire, une vision horizontale de la société, c’est à dire que la Justice ne se rattache plus à un quelconque ’ordre naturel’ mais passe par ’l’égalité’ entre les individus".
    Enfin "C’est la raison pour laquelle j’affirme qu’une véritable pensée de droite n’existe, pour ainsi dire, plus sauf exceptions."



    Si je pense que votre définition de la droite et de la gauche sont correctes, votre argumentaire pour arriver à la conclusion que la droite a disparu est en partie incorrecte. Je m’explique :

    Si la droite, c’est accepter la supériorité inhérente de la Nature, et donc l’inégalité naturelle inhérente entre les hommes et leurs créations, alors il est certain que la droite a perdu la bataille idéologique en France, qui est revenu à la gauche. Il n’est qu’à voir les différentes lois qui sont passées sous Hollande. De même, il est presque interdit d’être patriote et de privilégier son pays, car ce serait faire preuve de discrimination idéologique envers d’autres peuples. Cette volonté de rendre tout le monde idéologiquement semblable (donc égal) est portée par une certaine gauche de l’idéologie.

    Toutefois, ce vernis d’égalité idéologique vole en éclat quand on observe la réalité économique : il y a aujourd’hui une hyper-classe mondialisée, aussi voire plus puissante que le politique. Certains, comme Goldman Sachs, proposent à la France de baisser les salaires de 30% afin d’éponger leurs exactions. Ici, point d’égalité ou de tentative d’égalité, mais une domination féroce des riches sur les pauvres. Ici, la droite de l’argent a triomphé.


    Ainsi, la gauche de la culture, de l’idéologie rejoint la droite de l’hyper classe et de l’argent. Si le partisan d’une vraie gauche (économie et culture) grimace face à la politique économique de droite et le partisan d’une vraie droite (économie et culture) à la politique culturelle de gauche, ils se rejoignent pour détruire le peuple, la gauche par la culture et la droite par l’économie.

    Je prendrai pour exemple l’empire soviétique : au niveau culturel, tout le monde devait être égal, semblable ; toutefois au niveau économique les élites soviétiques pouvaient gagner beaucoup d’argent. Mon analyse est que l’URSS s’est effondrée à cause de la soviétisation des esprits et de la différence de revenus immense entre la base et l’élite bureaucratique, entraînant un grippage de l’économie et une contestation de l’ordre établi par une partie des élites.


    On observe la même progression en France à l’heure actuelle : la classe moyenne se prolétarise et certaines élites comme Marine le Pen ou François Asselineau sont ostracisés parce qu’ils contrarient la droite de l’argent, et le comique Dieudonné a été ostracisé pour satisfaire la gauche idéologique (les juifs ont subi plus de souffrances que n’importe quel autre peuple dans son histoire, donc ils méritent plus d’égard que n’importe qui, donc ceux qui blaguent sur les juifs sont méritent d’être punis).
    Ainsi la guerre avortée en Afghanistan obéit aux deux diktats : la gauche idéologique voulait punir les talibans car ils étaient des islamistes, la droite de l’argent voulait tirer profit des ressources du pays.


    Ainsi, les deux mouvements trahissent le peuple : la gauche idéologique trahit le peuple en le désunissant, la droite financière trahit le peuple en l’asphyxiant.
    Sur ce point, je rejoins Alain Soral qui souhaite une gauche du travail et une droite des valeurs, autrement dit une tentative d’égalité économique et le respect maximum des valeurs traditionnelles.

    Pour prendre un marqueur, la gauche de l’idéologie c’est BHL ; la droite de l’argent c’est Sarkozy ; Hollande c’est à la fois la gauche de l’idéologie et la droite de l’argent en son sein, c’est pour cela qu’il est autant méprisé.


  • marais 17 janvier 2014 00:55

    Après BHL et la Lybie, après BHL et la Syrie, voici BHL et la liberté d’expression...



  • marais 16 janvier 2014 23:41

    Effectivement, je ne ne connais pas votre méthode. Je suis d’ailleurs curieux de la connaître.

    J’ai trouvé le talent principal de François Hollande : il peut diviser les Français comme personne. Je crois même qu’il est plus doué que Nicolas Sarkozy, c’est dire...
    Bonne nuit également,
    Marais.


  • marais 16 janvier 2014 23:31

    @ machiavel : « on ne peut donc pas laisser aux êtres humains le soin de décider ».

    J’ai sorti cette phrase parce que je considère que la Liberté, y compris celui du choix, est absolue mais que ne nous pouvons en bénéficier totalement du fait même de notre vie en société, la liberté des uns limitants celle des autres. La Liberté en tant que principe est donc inatteignable.
    Dès lors qu’une société humaine vise le Bien commun, la liberté du choix est forcément réduite et donc inexistante.

    D’autre part, le fait d’être meilleur ou non ne compte pas : De Gaulle était très certainement le meilleur de son époque, et très vertueux. Toutefois ses successeurs ont bradé la souveraineté nationale. Il est donc préférable de ne pas laisser le hasard pour mettre un homme vertueux à la tête de la France. Il est préférable de créer cet homme en le modelant dès sa naissance : le roi.
    Pour mettre en place des hommes à la fois talentueux et vertueux, il est nécessaire de mettre en place un système qui les sélectionne efficacement, donc des hommes à la fois talentueux et vertueux pour les sélectionner, donc...
    Or le système monarchique est bien connu. Il pourra être assez facilement remis en place.


    Point 1 : certes, Louis XV a fait le traité d’Aix-Chapelle, mais il a ajouté le duché de Lorraine et la Corse au royaume, et son successeur pouvait régler le problème, ce qui est un principe monarchique. Depuis 1969, nos présidents n’ont cessé de trahir le Bien commun, et je ne parle pas des autres depuis 1789... 

    Point 2:je parle de capitalisme en tant que principe philosophique, idéologie, comme le féminisme, le terrorisme, le nationalisme.... Il me semble que cette idéologie a commencé après les Lumières, peut-être au XIXe siècle, quand les valeurs qui pouvaient la contrecarrer (religion et royauté en France) furent gravement abattus.


    Point 3 : dans une monarchie avec des institutions modernisées (la féodalité ne serait pas restaurée...), la sécurité et la puissance seraient également assurées.


    Point 4 : la monarchie aura beaucoup de pouvoir, mais la société civile disposera de contre-pouvoirs.


    Point 5 : d’une part, une fois couronné, le roi n’aura d’autre mission que d’améliorer le sort de la France, et ses enfants seront rois après lui. son intérêt sera donc d’améliorer le sort de la France et logiquement de ses habitants.
    D’autre part, les habitants du royaume prêteront serment au roi de France. Si le roi brise par trop ses serments, ses sujets peuvent s’en délivrer de bon droit.
    Ainsi, pas de sanction en tant que telle mais une sanction morale puis totale s’il en vient à échouer.


    Concernant la monarchie, je ne prétends pas qu’elle est idéale mais qu’elle est meilleure que la République, et qu’on doit légitimement se demander s’il faut une nouvelle monarchie ou non. Etant donné l’affaiblissement de la France depuis la Révolution, on est en droit de se poser la question.


  • marais 16 janvier 2014 22:16

    L’homme providentiel est un homme exceptionnel, comme De Gaulle, tellement talentueux qu’il transforme la société, qui est venu au pouvoir par sa propre poigne. Il est donc rare.

    Or, un roi est conseillé par son Conseil du roi (Colbert) et il n’a pas bataillé pour prendre le pouvoir. Il n’est pas forcément exceptionnel mais formé pour sauver la Nation. Il est donc tout sauf providentiel, puisque l’on sait qui ce sera avant même son investiture.
    A mon sens, l’erreur qu’a commise De Gaulle est que ses successeurs n’ont pas pu ou tenté d’atteindre le Bien commun

    Certes, il est bon de pousser chacun à se dépasser, toutefois peut-on laisser au hasard des caractères une chose aussi importante que le destin de la France ? Depuis deux siècles, on a essayé votre méthode, laissant les êtres tenter librement leur chance.
    Aujourd’hui, parce que l’on fait confiance à des gens comme Hollande, notre pays s’enfonce un peu plus chaque jour.
    Et le régime est déjà mâtiné de l’esprit monarchique : le président, une fois élu, est censé être impartial, capitaine de notre vaisseau, au-dessus de toutes les factions, discret... c’est un roi républicain. Nous élisons notre roi, et lorsque certains affirment qu’Hollande n’a pas un comportement assez présidentiel , c’est plutôt qu’il n’a pas un comportement assez royal.


  • marais 16 janvier 2014 19:45

    J’aimerais savoir quels problèmes causaient la monarchie, c’est-à-dire le système de la royauté. Pour moi, si la monarchie est imparfaite, comme tous les régimes politiques, elle est la moins imparfaite pour la France.


    Ensuite vous parlez de Périclès. Comme Charles de Gaulle, Périclès était un homme exceptionnel, qui a marqué son époque et Athènes, qu’il a fait de son époque un âge d’or athénien. Je le conçois.
    Mon problème avec cette conception de la politique est que nous attendons l’homme providentiel, qui réglera tous les problèmes. Ainsi, De Gaulle sauva la France, pourrait-on dire. A chaque élection présidentielle, nous attendons un nouveau De Gaulle, un être exceptionnel qui est par définition rare. Ce régime de l’exception est dangereuse en France et ailleurs.
    D’ailleurs, après Périclès, Athènes déclina puis tomba sous le joug de la Macédoine et de l’Empire. 

    Avec la monarchie, la survivance de la Nation dépend, non pas d’un être exceptionnel, mais de l’organisation harmonieuse de la société, où le roi ne serait obligé d’apporter un quelconque talent, mais plutôt d’assurer ses missions premières, qui lui seraient enseignées tout au long de sa vie.
    Aujourd’hui, sous la Ve République, nous attendons toujours un homme qui réformera la société française pour en faire une Nation apaisée avec elle-même, juste, puissante, aussi démocratique que possible... il est préférable de créer une société stable plutôt que de se fonder sur le hasard, sur l’aléatoire.
    En vérité, je préfère un homme sans talent mais éduqué pour la tâche qu’il doit remplir et qui fait respecter l’équilibre en son royaume (roi) qu’un homme talentueux qui se fait une idée fausse de sa tâche et qui détruit inutilement l’ordre en sa république (président).


    Enfin, sur le pouvoir. Le problème est que : 
    1) le peuple n’est pas uni, une frange de la population a telle autre frange pour ennemie (ici les communistes) alors qu’une société a avant tout besoin d’être bien administrée ; 
    2) L’idéologie dont un candidat a besoin pour accéder au pouvoir peut faire plus de mal que de bien à la France (néo-libéralisme) ; 
    3) le candidat "idéal" qu’on veut voir arriver au pouvoir peut ne jamais arriver alors que ses idée pour faire évoluer la France sont peut-être les meilleures.
    4) Le candidat peut avoir pris des obligations contraires aux intérêts de la France avant sa son élection.

    Si je sais que le patriotisme et le nationalisme ne sont pas l’apanage d’un roi (les Politiques pendant les guerres de Religion), il est manifeste que les rois pré-révolutionnaires ont fait beaucoup pour la France, et je n’en dirai pas autant de leurs successeurs, empereurs et présidents de la République inclus.

    Mon propos était d’être réaliste et de préconiser ce qui bon pour le peuple français et la France, pas seulement ce qui nous est agréable personnellement et ce que nous voudrions voir arriver, et c’est trop souvent ce qui est advenu depuis la Révolution.


  • marais 16 janvier 2014 17:38

    Bonjour Eric,


    Mon propos n’était pas tant de nier la montée en puissance de la bourgeoisie mais de la nuancer. Toutefois il me semble que cette montée en puissance était favorisée par le roi, soit en tant que serviteurs personnels du roi (prêt d’argent), soit en tant que noblesse de robe (achat de charge). En définitive, l’ordre social (Trois ordres) régnait et empêchait la bourgeoisie de monter au pouvoir parce que le roi régnait et gouvernait.
    L’arrivée en politique de vrais bourgeois (pas de bourgeois anoblis) me semble remonter aux Lumières, qui remettaient en cause la légitimé du roi, qui la tirait de Dieu.
    D’autre part, les deux premiers ordres avaient des privilèges parce qu’ils défendaient la société (les nobles contre l’ennemi temporel puis service du roi, les ecclésiastiques contre l’ennemi spirituel). Dès lors qu’ils ne la défendaient plus, leur pouvoir s’érodait.
    L’argent avait peu à y voir, notamment parce que les grands féodaux étaient puissants à cause de leur puissance foncière et non pas financière.


    Selon Marion Sigaut, seule la laïcité a été crée par la République, l’enseignement public a été rendu obligatoire par la IIIe République.
    Abauzit se réclame d’Aristote parce qu’il considère probablement que la philosophie grecque fait partie des racines de la France (cf. De Gaulle sur "Nous sommes avant tout un peuple de race blanche..."). Or, il dénonce le déracinement actuel, qui empêche le peuple de se défendre face au mondialisme et aux ennemis de la France.
    Et puis la Renaissance, période avant les Lumières est la redécouverte des philosophes antiques.
    Toutefois la monarchie était cohérente, comme la République est cohérent.


    Pour finir, l’hérédité. D’une part l’apolitisme : le roi de France avait (dans la majorité des cas) le souci de la France, son amour. Ainsi je préfère le chef qui se soucie de la France qu’un Hollande qui se prosterne devant Netanyahu.
    D’autre part la hiérarchie : si le sommet était occupé (Dieu puis le roi), le reste ne l’était pas forcément, des membres du Tiers-Etat pouvaient devenir ecclésiastiques ou nobles. Aujourd’hui c’est pareil : les chances pour être président de la République sont infinitésimales. C’est comme si on affirmait que tout le monde peut devenir riche aux Etats-Unis.

    Pour finir, j’aurai une question : préférez-vous un dirigeant éduqué et formé pour cela, ayant observé son prédécesseur, soutenu par une idéologie, ne devant rien à personne et ayant à cœur la sauvegarde de la nation ou un dirigeant arrivé grâce à ses réseaux, formaté par une idéologie probablement antinationale et avec des obligations qui desservent la France ? En bref, bien que je caricature, préférez-vous un roi ou un président de la République élu ?

    Au plaisir de vous lire,
    Marais.


  • marais 16 janvier 2014 15:51

    @ maqiavel : d’une part le pouvoir a au moins une utilité : celui d’organiser les choses afin de nous rendre collectivement plus puissants. Ainsi, si nous parlons français aujourd’hui ce n’est pas par hasard mais parce que le politique a fait en sorte que nous parlions français. Les rois de France ont fait de notre royaume, avec une aide, bien sûr, le royaume le plus puissant d’Europe. Aujourd’hui, si nous sommes protégés, que nous pouvons parler de ceci ou de cela, c’est parce que les rois ont construit la France en tant que puissance. J’accuse la République d’avoir déconstruit cette puissance.

    D’autre part, l’anarchie peut se faire localement, mais au niveau d’une société ? La France a nécessairement besoin de diplomatie, de représentants. De plus, n’étant pas tous égaux, des patrons pourraient baisser le salaire de leurs salariés si personne ne les en empêche. En cas d’invasion, il faut une armée gouvernée par un général qui les arrête... notre monde est violent, on ne peut donc pas laisser aux êtres humains le soin de décider.
    Pour finir, vous ne parlez jamais de l’intérêt général ou du Bien commun. C’est problématique, parce que François Hollande ne semble pas y penser non plus.

    1. : Les institutions sans système de valeurs qui les soutiennent ne servent à rien : il n’est qu’à voir les institutions actuelles. Bien que les institutions actuelles aient été faites des communistes et des nationalistes, on voit mener des politiques anti-nationales et antisociales. C’est peut-être le problème essentiel du libéralisme, qui voit le patriotisme comme anecdotique.
    Pour les princes, citez-moi des cas français de rois ayant trahi le Bien commun.

    2.Certes l’apparition du capital est antérieur aux Lumières. Mais savoir si le capitalisme dans sa définition actuelle a créé les Lumières ou que les Lumières aient créé le capitalisme est difficile à dire. Selon wikipédia, ce sont les Lumières qui ont précédé le capitalisme.
    A mon sens, les franc-maçons et le capitalisme sont une émanation des Lumières, pas l’inverse.
    D’autre part, vous remarquerez que tant Adrien Abauzit que Marion Sigaut critiquent les Lumières et pas le capitalisme. Or, ils ont étudié le sujet du XVIIIe siècle.
    Seul Marx pense le capitalisme comme l’ennemi. Or la majorité des régimes ayant appliqué un rejeté du marxisme finissent par retourner à un libéralisme modéré (Russie, Chine, Cuba).
    Si le capitalisme vise à transformer la société, c’est parce qu’il est une émanation des Lumières, qui veulent créer un Homme nouveau. En cela, cette attitude n’est pas différente du communisme, qui voulait faire une société nouvelle.
    Ce n’est donc pas le capitalisme qui est l’ennemi mais l’idéologie qui le sous-tend et qui nous détruit : les Lumières et l’humanisme. Cela explique la colonisation (Jules Ferry voulait éclairer les autres peuples de la lumière de la raison) et l’idéologie actuelle (le genre considère que l’identité sexuelle est créée socialement, qu’elle peut donc être modifiée).

    3. vous parlez d’un système plus équilibré (interne). Je parle de la puissance de la Nation (externe).

    4. Le pouvoir est aussi un bien, puisqu’il défend. Le pouvoir que vous proposez pourrait être trop faible pour nos protéger et assurer notre rayonnement collectif.

    5. Le roi pourrait les sanctionner.

    6. Les Romains ont fini par avoir un empereur, les Spartiates ont fini par disparaître.

    Je ne prône pas un retour en arrière : la ’démocratie’ est passée par là, les Lumières aussi, beaucoup de personnes vivent en ville...
    D’ailleurs seule l’Action française propose un retour en arrière mais au niveau de l’hérédité.
    Et puis ce qui marchait dans l’Ancien régime c’était : roi- aristocratie(nobles+ecclésiastiques)- Tiers-État.

    Il y avait une certaine liberté des sujets du roi (vous devriez regarder les conférences de Marion Sigaut) et la France était puissante (roi soleil).

    Voici une conférence sur la monarchie, d’Alain Soral (nationaliste), Marion Sigaut (historienne) et Stéphane Blanchonnet (Action française).
    http://www.youtube.com/watch?v=UHEz_VXWjRM



  • marais 16 janvier 2014 14:18

    Eric,

    Jacques Coeur a été emprisonné par le roi, justement qu’il était le créditeur du roi. Même s’il était riche, il n’était pas intouchable. Certes, beaucoup de bourgeois étaient riches, toutefois ils n’avaient pas le pouvoir.
    Ce serait plutôt, à mon avis, l’idéologie des Lumières qui considérait le roi comme un simple mortel alors qu’il était lieutenant de Dieu sur Terre auparavant. Les franc-maçons, un réseau très important, furent les fils de cette idéologie. Il n’y avait pas seulement des bourgeois parmi eux mais également des nobles.
    Que la Révolution remplaça au niveau politique les nobles par les bourgeois, c’est évident, toutefois vous semblez oublier le rôle majoritaire que joua la religion dans la puissance et le déclin du roi.

    l’Histoire de France (et pas la monarchie) a duré au moins 1500 ans et n’était pas figée. D’autre part, je ne parle pas de la République en tant que République romaine. Je parle des différentes République comme régime politique français (1ère, 2nde, 3ème, 4ème, 5ème). Je voulais que vous me citiez une période où la République française, hormis sous De Gaulle, ait apporté un quelconque bien à la France.



  • marais 16 janvier 2014 01:51
    Ce n’était pas la bourgeoisie (terme anachronique) mais la strate supérieure du Tiers-Etat. Or, cette strate pouvait acheter des offices, la transformant ainsi en noblesse. A la fin de l’Ancien Régime, beaucoup de familles nobles étaient ruinées à cause du train dispendieux de la cour à Versailles, cela était donc récent et non pas progressif, qui sans cela aurait laissé leur fortune intacte.
    D’autre part, l’économie était essentiellement agricole, la puissance était foncière.
    Je suis curieux de savoir où vous avez obtenu de telles informations.

    J’aimerais également savoir quand la République était bonne au juste. Et ne me parlez pas de la période gaullienne, qui est une exception. S’il y a eu une progression du niveau de vie, notamment par le développement de la technique, la France a beaucoup perdu en puissance et en prestige.


    Je vois en François Hollande plusieurs talents : il a maintenu en vie le PS dix ans, il a par intermittences un certain talent oratoire, il est patient et endurant.



  • marais 15 janvier 2014 23:05

    @ Eric Guéguen : merci pour l’info sur Alexandre. J’espère que nous débattrons un jour prochain.


    @ maqiavel : il est vrai que nous avons beaucoup de points communs, toutefois la finalité n’est pas forcément la même :

    1. Le talent : je suis d’accord avec vous quand vous déclarez que le talent est naturel, et que les génies le sont naturellement. Ma critique n’est pas celle du talent.
     Le problème est qu’un talent n’entraîne pas automatiquement la vertu : François Hollande est très certainement talentueux, pourtant il trahit son peuple. Un humain talentueux peut avoir plusieurs allégeances. Un roi héréditaire n’a que le royaume pour allégeance.
    La plupart des rois avaient certains talents, comme Louis XIV, qui choisit Richelieu, ou Henri IV, qui vainquait les catholiques durant les guerres de religion.
    D’autre part, la royauté n’est pas une fonction mais une institution.

    Ma critique essentielle du talent est qu’elle n’assure pas le patriotisme du roi, l’éducation si.
    Aujourd’hui, beaucoup de jeunes talentueux partent de France parce qu’ils le peuvent.
    Les avantages principaux de l’hérédité sont la stabilité, la continuité et la pugnacité.



    2.La seconde principale objection : ce n’est pas le capitalisme qui a mis à bas la monarchie mais 1) l’idéologie des Lumières (le roi tenait sa légitimé de Dieu ; les Lumières ont fait de l’humain la valeur suprême ; le roi n’était donc plus légitime) ; 2) Les franc-maçons (groupe organisé, fils des Lumières) ; 3) il y a sécession entre le roi et une partie de la noblesse. 4) Il y a la guerre....
    C’est, plutôt que le capitalisme, l’idéologie des Lumières et la rébellion d’une partie des élites qui a donc mis à bas le roi.


    3. Qui crée le roi et les aristocrates : la Constitution n’est pas forcément respectée, notamment parce que la souveraineté nationale n’appartient plus au peuple français. Or le peuple est influençable : il n’est qu’à voir le référendum de 1992, or les promesses étaient mensongères. Le peuple a donc concouru à sa propre perte.
    De plus, une monarchie constitutionnelle est souvent parlementaire.


    4. La question des conditions de création : Les juristes jugent en fonction du droit. Or le droit peut être amoral, car répondant aux besoins de la logique. L’être humain étant illogique par essence, peut-on faire des institutions basées sur la logique ?


    5. La question des sanctions : si certains aristocrates ont un pouvoir suffisant, ils peuvent influer sur les citoyens, comme les aristocrates athéniens.


    6. La question du respect des institutions : un roi règne jusqu’à sa mort ou jusqu’à la fin de la monarchie. Ce que vous proposez n’est donc pas une monarchie.


    En bref, il me semble que nous parlons de deux choses différentes : vous me parlez de l’administration de la France, afin d’assurer un système plus équilibré que celui d’aujourd’hui. Fort bien.
    Mon souci est plutôt l’avenir de la Nation : Retrouverons-nous notre influence ? Retrouverons-nous l’excellente instruction de nos temps jadis ? Retrouverons-nous plus d’emplois ? Qui seront nos alliés ? Assurerons-nous la relève des générations ?... Une Nation a besoin d’impermanence pour assurer sa puissance. Or, l’électoralisme n’assure pas cette impermanence, en tout cas en France.

    C’est par la politique que nous pouvons assurer cette impermanence, assurer notre puissance nationale. Or, on a pu remarquer que les politiciens, qui n’ont donc pas été éduqués pour exercer le poste suprême mais l’ont pris de force, n’ont pas de vision de la France, pour la plupart, ils n’ont pas le temps de s’y habituer, et sont soumis aux réseaux qui les ont soutenus.
    C’est pour cela que je propose un roi héréditaire éduqué pour cette tâche.

    Non parce que la démocratie a failli en France, mais parce que la République a réduit drastiquement l’aura et la grandeur de la France, qu’elle est gangrenée par les réseaux délétères pour l’avenir de la France, qu’elle s’humilie devant les Etats-Unis comme un chien devant son maître.

    En bref, je suis royaliste.