Le but d’un représentant français en Afrique est de garantir le statut séculaire de la francophonie industrielle dans la région, quitte à la stabiliser et d’apporter un semblant d’idéal exotique dans une machinerie continentale contrainte à une efficacité urgentiste qui ne laisse que peu de place à la poésie politique.
Chaque président français a sa manière de consommer l’Afrique.
Si l’on observe l’histoire récente, on peut constater une rupture, l’actuel élu du peuple préfère manger sur place afin d’éviter les agents dormants alors que son prédécesseur optait pour le doggy-bag et poussait même la coquetterie jusqu’à en faire un musée.
Le principe de la visite officielle a aussi comme vertu de stimuler le secteur culturel.
Les historiens, les journalistes, les défenseurs des droits de l’homme et les troubadours en tout genre peuvent mettre à disposition des idées apparemment philanthropes, mais bon marché.
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http://souklaye.wordpress.com/2009/03/26/bloc-note-tintin-en-afrique/