Je me permettrais tout juste de commenter les exemples que vous avez élaborés, qui ne peuvent nullement être considérés comme de l’argumentaire.
Se saluer à la chinoise est sympathique, par contre, ce n’est pas parce que dans un pays que l’on se saluerait par une bise furtive sur la bouche que j’aurais à faire autant avec l’ensemble de la société (bonjours les MST).
"Appliquer les usages ne signifie pas se départir de ses idées".
Certes que non, les imposer par contre cela ne relève plus de la démocratie, ni de la tolérance (inférieure à "la non tolérance"), ni du respect de la liberté. Bonjour le totalitarisme.
"arrivant en terre étrangère, dois-je imposer ma différence ? ou dois-je plutôt me nourrir de la différence que me propose cette terre et l’accepter ?"
La réponse est toute simple : pourquoi avoir à se définir et à se redéfinir par rapport à L’Autre et par rapport aux différences séparant les deux parties ?!! Il faudrait être tout simplement soi-même, être naturel, sans schizophrénie, ni sous-estimation de soi ou de l’autre, ni surestimation de l’autre ou de soi.
Celui qui cherche dans la différence (avec l’autre) des sources de conflit, d’opposition et d’intolérance est une personne soit qui se surestime, soit une personne qui se sous-estime.
Au lieu d’être dans le respect cette personne ne fait que sombrer dans ses propres instincts les plus primaires, qui d’ailleurs ne l’élèvent point.
Je me souviens un jour avoir vu trois cormorans aux abords du Lac de Vincennes, l’un avait la couleur grisâtre, les deux autres étaient d’un noir immaculé. Ces deux derniers se tenaient ensemble côte à côte, délaissant l’autre seul quelques mètres au-delà.
Le pauvre, il ne portait pas la même robe qu’eux (si vous voyez ce que je veux dire). 