Sinon, les versets coraniques que tu as insérés, non seulement ils sont très mal traduits, mais sont associés de sorte à mélanger les maléfices que les renégats et criminels seront appelés à subir en enfer avec quelques versets qui tentent de renforcer et de galvaniser la bravoure des musulmans d’antan en guerre face à un ennemi plus nombreux.
Chaque verset guerrier du Coran a un contexte de révélation bien particulier. Si tu voudrais faire des cours d’islamologie n’hésite pas à me le signaler.
Sinon, il n’existe aucun verset du Coran contradictoire avec un autre. La notion d’abrogation touche exclusivement au phénomène d’enseignement progressif de l’Islam à une société païenne qui était trop réticente à changer ses traditions liées à la jahiliya.
A titre d’exemple : l’interdiction du vin ne s’était pas faite de façon nette mais progressivement (à l’image de ce qui se fait dans les centres de désintoxication). Ainsi, dans un premier temps il était interdit de se rendre à la prière en état d’ébriété, puis, quelques temps plus tard, quand l’accoutumance s’était estompée, le vin fut clairement et globalement interdit.
Quant au verset 4:34 du Coran tu n’as pas suffisamment l’intelligence de l’analyser.
Le Coran n’incite pas les maris à battre leurs femmes. Le verset 4:34 il faudrait le contextualiser, et ne pas l’aborder comme tout autre littéraliste aveugle ou islamophobe invétéré.
Voici une réponse que j’avais faite à Stephanesh sur son sujet :
uestion (Stephanesh) : Est-ce que l’homme a la préséance sur la femme et donc qu’elle lui doit obéissance, et que l’homme peut la "corriger" si elle agit mal ?
Réponse (Paradisial) : Il n’y a pas de préséance ni morale ni physique. Tous ceux qui croient le contraire sont confondus par une mauvaise lecture superficielle du passage que tu connais ; lequel passage stipule plutôt que l’homme a davantage d’obligations à respecter vis à vis de sa femme.
Quant au second volet de ta question, le seul verset qui parle de cela (en opposition à tous les autres qui parlent du bon traitement de la femme, de même que les hadiths) il faudrait le tempérer et en faire une lecture historique et circonstanciée : il s’adressait à des gens qui sortaient à peine de la jahilia (période des lourdes ténèbres), à partir d’une une société très machiste jadis habituée à considérer la femme comme un objet. Dans ladite jahiliya la femme se marchandait, s’héritait, et pour un oui ou pour un non certains pouvaient assassiner leurs femmes (sans en rendre compte à quiconque). Le Coran s’adressant à ces mêmes brutes à peine converties à l’Islam, les invitait en cas de conflits conjuguaux vraiment acerbes à utiliser la communication en premier lieu, la prise de distance en second lieu, et de ne laisser qu’en troisième option la correction physique vraiment très légère (alors que la brutalité envers la femme était jadis plutôt systématique, systématisée et très emportée chez les machistes de la jahiliya, allant parfois jusqu’à entraîner la mort).
LE MÊME VERSET SE CLÔTURE PAR UNE INVITATION DE CRAINDRE LA COLÈRE DE DIEU À L’ÉGARD DES TYRANS ET MALFAISANTS, ET INVITE LES GENS À FAIRE INTERVENIR EN CAS DE LOURDS CONFLITS L’ARBITRAGE DE LA FAMILLE DE PART ET D’AUTRE LES DEUX ÉPOUX (VOIR VERSET 4:35).
Le prophète ne cessait de répondre à ces brutes : LE MEILLEUR D’ENTRE VOUS SERAIT CELUI QUI EST BIENFAISANT EN PREMIER À SA PROPRE FAMILLE.
Quelqu’un qui a été éduqué avec la fameuse citation "LE PARADIS SE SITUE SOUS LES PIEDS DE VOS PROPRES MÈRES" ne pourrait se comporter en mal à l’égard de sa propre épouse et la mère de ses enfants.
Omar disait en guise de fausse plainte : "DU TEMPS DE LA JAHILIYA NOUS ÉTIONS POUR NOS FEMMES DES TERREURS, AUJOURD’HUI EN ISLAM ELLES CRIENT SUR NOUS ET C’EST NOUS MARCHONS DANS LEURS OMBRES".