Certains concepts du libéralisme s’affinent. Mais il n’y a pas eu de bouleversement conceptuel du libéralisme depuis sa création.
L’opposition entre un gentil libéralisme classique et un méchant libéralisme moderne est totalement factice. Elle est en générale portée par des gens qui n’ont jamais aimé le libéralisme (ou qui ne le connaissent pas), qui l’ont combattu violement hier (classique comme moderne) et qui reviennent aujourd’hui la bouche en cœur pour expliquer au libéraux ce qu’est le libéralisme. Farceurs !
Maintenant il ne suffit pas de faire une liste à la Prévert de ce que l’on aime pas dans la modernité ou dans que l’on croit percevoir de la modernité en disant que c’est le libéralisme pour ce cela soit du libéralisme. Les mots ont un sens. Pour ce qui est du libéralisme (comme du socialisme d’ailleurs), on peut tracer assez précisement le périmètre du libéralisme (sachant qu’un sens de ce périmètre il y a de belles querelles de famille).
La libéralisme permet à chacun dans le respect des droits naturels des autres d’agir, de penser ou de créer. Ce qui ne garantit en rien des actions forcement intelligentes, vertueuses ou éléguantes… loin de là. Maintenant jusqu’à preuve du contraire, ni l’Etat, ni la buvette d’ATTAC après le pastis ne sont des arbitres inconstestables du bon gout.