Sans préjuger de l’issue d’un débat de fond sur la culpabilité ou l’innocence de Sakineh en ce qui concerne la mort de son mari, commençons par rappeler qu’il y a une échelle dans la barbarie ; et qu’une lapidation ne se situe pas au même niveau qu’une injection léthale.
Ceci étant posé, rappelons également que le simple adultère est passible de la lapidation en Iran ; ce qui n’est pas le cas aux Etats-Unis.
La comparaison s’arrête là.
Qu’il me suffise dès lors, pour conclure, de m’étonner du pataquès qu’on continue à nous faire s’agissant de l’avortement ou de l’euthanasie d’une part dans des pays qui appliquent la peine capitale.
Cruelle et lamentable incohérence, en particulier aux States où sévissent de multiples religions d’origine judéo-chrétienne et où il ferait bon de rappeler certaines paroles de leurs prophètes favoris à propos : "Tu ne tueras point", C’est à ceux qui n’ont jamais péché de lancer la première pierre" ; il y a cette "autre joue" qu’il conviendrait de tendre quand on prend un pain.
Je ne reviendrai pas sur les erreurs judiciaires innombrables dans un pays où les avocats de qualité coûtent très cher ; rappelons-nous simplement les innombrables erreurs judiciaires reconnues depuis la découverte de l’ADN et concernant des condamnés qui attendaient leur tour dans le couloir de la mort. La plupart de ces innocents au bord du gouffre étaient des pauvres et des gens de couleur.