Pantomime
L’humanité pouvait
bien devenir adulte
Toutes les conditions
s’offraient en ce temps là
Paradoxalement, elle
restait inculte
Ses instincts
primitifs regagnaient çà et là.
Des hommes
politiques, en de basses intrigues
Ne s’imaginaient pas
n’être que des pantins
Cernés par les
tropismes de postes que l’on brigue
Ils répondaient en
fait à leurs plus bas instincts.
Ils s’imposaient au
nom d’un peuple en esclavage
Au vent électoral,
ils étaient ballottés
Jeu aveugle et
binaire leur renvoyant l’image
La pauvreté morale de
leur avidité.
Dans cette
conjoncture, les électeurs spoliés
Ne trouvaient pas un
homme à mettre en juste place
Ils étaient face aux
urnes pieds et poings liés
Éprouvant leur mérite
aussi dans cette glace.
Alors la société s’effondrait
sur elle-même
Sentait la vanité
d’opter pour un élu
Comment lui faire
confiance et lui dire qu’on l’aime
Si un jour de son
sein des hommes sont exclus ?
L’histoire ne dit pas
ce qui est advenu
Après la régression
des hommes de ce temps
Jouer les faux
prophètes serait mal venu
Mais nous pouvons
prier, il en est encore temps.
Prier pour recevoir
des hommes responsables
Au service des autres
dans le détachement
Chassons
l’infantilisme et les châteaux de sable
L’illusion du
pouvoir, de nous tout ce qui ment.
L’humanité pouvait
bien devenir adulte
Trouver son harmonie,
s’accorder ce temps là
Paradoxalement, elle
restait inculte
N’entendait plus la
vie qui lui donnait le « la ».