"D’abord je dois préciser que je suis circoncis et
que je suis à la fois contre l’interdiction de cette pratique et contre
sont obligation."
.
Je ne peux être que d’accord sur ce point !...
"Je dois dire que la vidéo
ci-dessus me paraît extrêmement orientée, et grossièrement mensongère
sur le plan scientifique.
Dire que l’amputation du prépuce est
susceptible de favoriser les troubles psychotiques me paraît non
seulement étonnant, mais surtout quelles sont les publications
scientifiques qui étayent cette thèse ? Avec la cohorte de d’antisémites
et d’anti-musulmans qui polluent la terre entière, une telle étude ne
devrait pas avoir de mal à voir le jour, si cette théorie est juste."
.
Ce n’est pas la question scientifique qui me préoccupe, mais la question éthique !
.
"Je
me suis fait circoncire étant bébé : c’est la tradition en vigueur au
moyen-orient, tandis que les africains (maghrébins compris), se font
plutôt circoncire entre 7 et 9 ans.
Personnellement, je suis bien
heureux de n’avoir strictement aucun souvenir de cette expérience, et
donc de l’avoir subie bébé."
.
Le problème ne tiens pas au fait d’avoir des souvenirs ou pas, mais d’avoir subit une mutilation et une violence contre son corps sans avoir pu s’y opposer.
On ne t’a pas donné le choix et on t’a imposé un acte aux conséquences irréversibles sans t’avoir offert la possibilité de donner ton avis éclairé sur la question, ce qui est le cœur du problème !
.
"Je reconnais que le bébé soumis à cette
pratique n’a pas son mot à dire..."
.
Tout est dit !...
.
"de même que le nourrisson vacciné, et
bien que je ne sois pas un grand convaincu de la vaccination, il ne me
paraît pas aberrant que les parents puissent choisir ici pour leur bébé,
mais seulement compte tenu du fait qu’en l’occurrence, la circoncision
me paraît objectivement plutôt bénéfique, et que d’autre part jusqu’à
preuve du contraire cette pratique sur le nourrisson n’est pas
traumatisante (mais certes très douloureuse pendant quelques dizaines de
minutes)."
.
Les conséquences ne sont pas réversibles et laissent une séquelle permanente dont la démonstration n’est pas à faire... Je te suggère de regarder ton pénis si tu avais le moindre doute sur ce sujet.
Concernant les vaccinations, celle-ci ne sont pas mutilantes. Cependant le caractère obligatoire est également à revoir si tu veux mon avis profond car leur innocuité fait débat...
.
"Au sujet de tes inquiétudes
concernant nos carences de plaisir sexuel Talion, je les comprend, mais
je tiens à te rassurer un peu : l’ablation du prépuce n’est pas du même
ordre que celle du clitoris."
.
Malheureusement concernant ce sujet ton point de vue n’est pas forcément aussi objectif que celui d’une personne qui prend conscience de ce qu’il aurait à perdre...
.
Je comprends parfaitement ta logique mais suis hélas dans l’obligation de te dire que je pense que tu as tord et qu’il serait criminel que tu imposes un jour à ton fils (si tu en as un un jour) le sort que tu as subit : Laisses-lui le choix le jour ou il sera majeur après l’avoir laissé peser le pour et le contre.
C’est une question qui le regardera au premier chef... Pas toi... Ce sera donc à lui de prendre cette décision et personne d’autre...
.
"La sensibilité du gland est clairement
diminuée par l’ablation du prépuce, mais le gland est toujours là !"
.
Je n’ai pas dis le contraire !... La sensation de plaisir sera toujours là, mais il est clair que l’impact au niveau de l’activité et de la vie sexuelle est réel.
Ca ne sert à rien de se voiler la face.
.
"Bien
évidemment, quelqu’un qui a subit cette blation adulte et contre son
gré, ou par erreur, a de quoi être traumatisé : sur le plan de la
symbolique, c’est quand même quelque chose, quand adulte, on a rien
demandé !"
.
Pareil pour l’enfant...
.
Mais pour résumer, je n’ai rien contre le fait qu’un adulte prenne une telle décision tant qu’elle est éclairée.
.
Par contre qu’on l’impose à un enfant ou qu’on trompe un adulte afin de lui imposer une tradition culturelle dont il n’aura pas mesuré pleinement les conséquence s’apparente à de la tromperie et doit être condamné tant moralement que pénalement.