@Firepox
Asselineau, à mon sens, a justement ce défaut de n’être qu’un intellectuel, qu’un professeur qui enseigne et explicite très clairement, précisément et parfois brutalement, sans jamais pour autant prendre ce "charisme" du présidentiable. Bien évidemment, ce type de notion est excessivement vague, mais je pense que, au-delà des connaissances et de la force intellectuelle d’un personnage, les citoyens cherchent, et ont besoin, de quelqu’un qui incarne une puissance certaine. Ce "quelque chose" qui n’a rien de bien logique mais dont un très grand nombre a besoin.
Et je pense -sans méchanceté aucune (j’ai explicité la même chose concernant Dupont-Aignan, par exemple...)- que Asselineau ne brille pas de cette aura-là.
Si le choix des citoyens n’était que purement intellectuel, jamais ils n’auraient élu Sarkozy qui -quoi qu’on en pense (et je l’abhorre plus que tout)- a du charisme, des manières, un style. Combien de fois entendais-je des remarques du type : "lui, il montre qu’il en veut !", "on voit que c’est quelqu’un qui s’engage !", etc... Et ce, sans se référer aux seuls propos du candidat Sarkozy, qui, déjà à l’époque, se contredisait et démontrait -pour l’oreille un peu fine- une pensée bien peu recommandable pour qui sait encore ce qu’est la morale.
Pour finir, je dirais que, tristement, cet attachement à un personnage politique uniquement pour sa force intellectuelle me semble devoir, de toutes manières, rester minoritaire chez les citoyens ; toutes les personnes en âge de voter n’ayant pas nécessairement les facultés nécessaires de tout percevoir correctement et ce, avec la gravité morale corrélative.
Je tiens à préciser une petite chose : je n’aime pas Marine Le Pen et ne suis en aucun cas en train d’en faire une promotion indirecte.