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Commentaire de Erca

sur Débat entre Etienne Chouard et Yvan Blot sur la démocratie réelle


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Erca 1er novembre 2011 02:59

Je me permets d’intervenir dans ce fil encore une fois très riche.


@iakin :

Tu as dit :

"S’il est impossible de trouver un accord sur un projet économique et social, parce que les hommes, par nature, ne savent pas trouver de consensus, alors nous ne parviendront pas non plus à trouver d’accord sur l’institution d’une démocratie de toute manière..."

Je crois que c’est être aveugle que ne pas voir la naissance en ce moment d’une formidable opportunité de consensus parmi les forces anti-système (en gros le "non" de 2005), jusqu’au FN qui semble se convertir petit à petit en proposant le référendum d’initiative populaire à 500 000 signatures, ce qui n’est quand même pas rien. C’est le plus petit dénominateur commun qui me semble apparaître de plus en plus clairement.

Cela étant dit, j’entends tout à fait ton argumentaire. Mais comme Machiavel, j’en appelle au pragmatisme. Les moyens d’accomplissement et d’épanouissement de la démocratie que tu décris (avec pour finalité d’éclairer le citoyen) ont à mon sens bien plus de chances de naître d’une révolution institutionnelle, que dans le cadre de l’oligarchie actuelle, compte tenu des opportunités de rassemblement comme je l’ai montré. D’ailleurs, si tu estimes qu’un programme de répartition des richesses est capable vaincre dans le cadre oligarchique actuel, alors que ne vaincrait-il plus facilement dans un cadre plus démocratique ? Il y a là quelque chose qui m’échappe dans ton raisonnement. Tu sembles dire (mais jamais vraiment explicitement) qu’un progrès institutionnel démocratique représenterait un obstacle encore pire que l’oligarchie actuelle pour un programme socialiste (qui permet, je suis d’accord avec ça, à la démocratie de s’accomplir réellement), ce qui me semble être un paradoxe très fort : si le peuple gagne en initiative et en volume de délibération, ne serait-ce pas l’opportunité d’une percée pour les idées socialistes bien plus ouverte que dans le cadre actuel ? Sans compter que le programme d’un Mélenchon (par exemple) serait bien plus facilement toléré à l’échelle du pays s’il émanait du peuple lui-même, que s’il émanait d’un régime représentatif classique.

Bref, si tel est bien ton propos, pourrais-tu expliquer ?

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