" Toute monnaie ex nihilo contrevient à ce principe de base puisqu’il n’en coûte rien pour l’émettre et donc aucun effort"
Oulala malheureux, que dis-tu ?
Qu’est-ce qu’une monnaie ex-nihilo ? Moi je connais un truc qui s’appelle le crédit, c’est à dire que l’acteur économique chargé d’évaluer la capacité de l’emprunteur à créer la valeur qu’on lui prête, échelonnée sur un certain temps, cette acteur, qui s’appelle la banque (privée chez nous, public en d’autres temps ou sous d’autres latitudes), accorde un crédit d’un certain montant à quelqu’un qui va pouvoir utiliser ce crédit pour ensuite le compenser par une création de valeur correspondante (+ les intérêts).
A partir du moment où on considère que le système économique crée de la valeur, il est normal de créer de l’argent en plus de celle qui existe déjà, et qui correspond à la valeur ajoutée en cours de production.
Le monde des hommes n’est pas un truc stérile a toujours la même valeur globale.
Supposons que le crédit ne s’effectue que sur fond propres et considérons un entrepreneur qui veut monter un projet pour lequel il a besoin de 500 pièces d’or, et moi qui ai 1000 pièces d’or. Supposons que la masse monétaire du monde soit fixée à 5000 pièces d’or (je détiens donc 1/5 de la richesse mondiale mais on s’en fout, c’est pas le problème).
Je lui prête 50, et avec il monte son projet, qui lui permet de transformer des pommes à 1/100 de pièces d’or le kilo, en jus de pommes à 1/10 de pièces d’or le kilo (peu importe le réalisme de l’exemple), donc son projet, après investissement, permet de multiplier par 10 la valeur de sa matière première, et on suppose pour simplifier que ses machines sont éternelles, donc que 50 pièces d’or lui permettent de multiplier par 10 la valeur des pommes de façon pérenne.
Question à 10000 pièces d’or : avec quoi on va lui payer son jus de pommes si la masse monétaire globale est fixe ?
Réponse : c’est pas possible.
Conclusion : a une valeur en cours de création, on est bien obligé de faire correspondre une création monétaire. Ca s’appelle le crédit.