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Commentaire de bebol sur Christophe Prochasson : "Il faudra accepter de renoncer à la France" - Agoravox TV

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Commentaire de bebol

sur Christophe Prochasson : "Il faudra accepter de renoncer à la France"


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bebol bebol 18 février 2012 08:30

"Une préoccupante franchouillardise", dit-il. Le second terme, évidemment péjoratif, ne signifie pourtant pour nous autres qu’un attachement à l’histoire, la terre et la vie de notre patrie (en-dehors de tout délire européiste, mondialiste, dont nous n’avons rien à faire), n’est-ce pas ? Et cet attachement lui serait préoccupant ? Mais en quoi ? Il ne le développe pas : simples mots, donc, pour moquer, nous moquer.
 
"Modèle républicain introuvable depuis 30 ans." Est-ce la faute du peuple ? Est-ce notre faute à nous si notre parole, si notre choix (anti-Europe 2005, par exemple) sont bafoués et méprisés ? La chose du peuple ne l’est que dans cette illusion de liberté dont laquelle nous baignons ; la France est la chose réelle des élites qui s’en amusent.
 
"Prêchi-prêcha mondialisé", ose-t-il asséner. Le premier terme, péjoratif évidemment, prétend à des paroles maniérées sans fond, sans intérêt. Mais qui, pourtant, nous vend ce monde idéologico-économique uni et unique tout au long de la journée, sans que nous autres, les gens du peuple (et je pense que cela se vaut dans beaucoup de pays), n’en ayons pourtant l’envie ? Qui nous vend de l’Europe (hors la France, on touche déjà le monde, non ?) à longueur de temps, de cette Europe qui détruit les peuples, qui détruit les terres, qui détruit les cultures pour des raisons économico-idéologiques totalement mortifères ?
 
"Délégations de souveraineté successives", jette-t-il à la face des auditeurs. Mais qu’est-ce à dire ? N’avons-nous plus droit à un gouvernement supposé travailler pour et par le peuple français ? N’avons-nous plus droit de penser que nos frontières désignent une terre, une langue, une culture qui, bien loin d’être songe, sont jusque nos pensées et nos chairs ? Oui, les élites nationales sont perverties, malades et leur travail est bien loin de leur assignation. Cela est-il notre faute ?
 
Cet homme prétend que nous devrions faire famille avec l’Europe entière comme une seule et même chair, une seule et même langue, une seule et même culture ? Je ne me vois pas entrer dans l’appartement voisin et prétendre que c’est chez moi, voyez-vous. Et je doute que mon voisin soit dans le désir d’agir ainsi aussi.
 
Voilà encore un homme pour lequel France n’est que brume sale. Espérons que cette brume s’en aille bientôt pour laisser enfin briller le tranchant d’un couperet dont il serait peut-être sage de faire à nouveau usage...


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