Quelques mots concernant ce reportage sur le Japon :
- On semble s’étonner que la production ait repris après le tsunami et Fukushima : qu’auraient dû faire les industriels japonais ? Tout arrêter et quitter les lieux ? Attendre des réactions volontaristes de la part d’un gouvernement veule et incapable ? La pensée japonaise est très pragmatique et probablement a-t-elle été fait ses preuves une nouvelle fois face à l’ampleur des dégâts dû au tsunami ;
- On parle du dévouement des Japonais envers leur entreprise : on pourrait aussi parler de la soumission des Japonais. Le cadre social, sociologique et psychologique japonais étant ce qu’il est, la considération individuelle de la fuite ou même de la contestation a probablement été assez vite balayée par les nécessités fortes de l’ensemble social.
Mes contacts au Japon (j’y retourne moi-même en septembre prochain) ne décrivent pas leurs concitoyens comme particulièrement heureux, épanouis et plein d’espoir...Le travail semble aussi aller bien mal et ce n’est pas parce que les Japonais n’ouvrent pas grand leur gueule pour dire leurs souffrances qu’il n’en ont pas.
Il est aisé d’opposer des cultures aussi différentes pour prétendre que l’un est préférable que l’autre mais je ne crois pas que les choses soient aussi simples que cela. Et je suis prêt à parier qu’il serait tout aussi aisé de trouver des Japonais qui seraient bien heureux d’avoir pied et vie en France qu’il existe des Français pour dire que, au Japon, tout est mieux qu’ici.