Voilà typiquement la tournure d’esprit qui nous tue. Les gens sont comme vous, ils ont un cerveau. Ils sont comme vous, ils préfèrent l’amour à la haine. si des gens se font embobiner par leur propre connerie, c’est avant tout parce qu’il y a trop d’injustice, de violence et de précarité dans notre société, et pas assez d’amour, de douceur et de sécurité.
Et la sécurité, la première de toute et celle qui induit toutes les autres, c’est la sécurité d’avoir un toit, des habits, à manger, et un avenir pour ses gosses.
Combine cette sécurité à l’éducation pour tous, et l’inculcation de l’esprit critique, et la censure apparaît alors comme un crime. tu me diras qu’en attendant de réaliser ces conditions la censure s’impose, et je répond NON. L’obscurité ne l’a jamais emporté sur aucune source de lumière. La réponse à la connerie est l’intelligence, pas les ornières.
Les cons doivent parler, et les autres doivent leur répondre : notre société doit faire l’effort de se pencher sérieusement sur ce qui la gangrène, et la censure au fond n’est qu’un moyen d’éviter de le faire en se complaisant dans ses certitudes et surtout : dans la violence et l’injustice de nos sociétés, dont on ne sait pas bien imaginer une alternative.
Et bien non, l’atrocité est un indicateur que ça ne peut plus durer, et non un indicateur de ce qu’il faudrait foutre la tête dans le sable.