Étienne a tout-à-fait raison et son analyse radicale de la cause des causes de notre impuissance est percutante. Sur ce point précis, qui concerne la façon dont nous organisons nos structures sociales et décisionnelles, je le rejoins complètement.
A cette analyse radicale, j’en ajoute toutefois une autre, qui concerne notre mode de penser la gestion de nos besoins et de nos ressources, c’est-à-dire l’économie. Sur ce point précis, la cause fondamentale de nos problèmes est le principe même de l’économie basée sur la monnaie, qui repose sur le paradigme de la pénurie : il n’y a pas assez pour tous, et il faut gérer cette pénurie, cette rareté, par le truchement de la monnaie. C’est cette pensée, ce concept racine, qui aboutit nécessairement à concevoir et valoriser la compétition. S’il n’y en a pas assez pour tous, alors il faut nous battre (les uns contre les autres) pour obtenir ce que nous voulons.
Or, la monnaie en elle-même n’est PAS une ressource : on ne peut pas manger les pièces d’or ou d’argent, on ne peut pas se nourrir de billets de banques, et que dire de la monnaie électronique ... Ces signes ne sont que des conventions arbitraire. La vrai richesse, la SEULE richesse, ce sont les ressources naturelles que la planète nous offre. Pour une grande majorité de ces ressources, il se fait qu’elles sont renouvelable, c’est-à-dire ... abondantes ! Il faut simplement connaître leur mode d’auto reproduction et le respecter pour qu’il n’y ai pratiquement jamais de pénurie.
Il devrait donc apparaître comme une évidence fondamentale, si nous souhaitons agir dans l’intérêt commun, de déclarer l’ensemble des ressources naturelles comme bien commun de toute l’humanité, devant être équitablement répartis pour tous (et non une minuscule poignée de banquiers et d’industriels).
C’est pourquoi j’ajoute cette approche que l’on peut résumer à ceci : il faut programmer et mettre en place une économie basée sur le partage équitable des ressources, et abandonner l’économie fondée sur la monnaie.