Création monétaire (citations) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Création_monétaire
L’utilisation par l’État de la
"planche à billets"
« Les États abusent fréquemment
de la création monétaire, par exemple pour financer des guerres
coûteuses, avec des conséquences négatives sur l’économie comme
par exemple lors des crises hyperinflationnistes. La plupart des
États ont fini par interdire la création de monnaie par la banque
centrale pour satisfaire les besoins publics : cette disposition est
par exemple inscrite dans la Constitution allemande ou les traités
de l’Union européenne (article 104 du traité de Maastricht repris
par l’article 123 du traité de Lisbonne). Les déficits publics
doivent donc être financés par emprunts - très majoritairement
obligataires - auprès d’organismes privés, aux taux d’intérêt
proposés par le marché.
La "planche à billets" n’a
pas pour autant disparu. Dans le but d’éviter une aggravation de la
crise des subprimes de 2007-2008, elle a massivement fonctionné aux
États-Unis, sous la forme d’une politique d’assouplissement
quantitatif".
Définition de l’ assouplissement
quantitatif pratiqué par les Etats Unis (il s’agit d’un équivalent
moderne de la planche à billet) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif
Dette publique (citations) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique
Création monétaire et réduction de
l’endettement
Un État peut, toutefois, diminuer son
endettement par une autre méthode, aujourd’hui généralement
abandonnée par les pays développés : par création monétaire. En
émettant de la monnaie, les administrations publiques peuvent en
effet financer le remboursement de leurs emprunts passés : on parle
de monétisation de la dette (ou d’utilisation de la « planche à
billet » quand on veut la dénigrer : l’État rembourse sa dette par
une monnaie qu’il crée lui-même). Dans le cas où la création
monétaire est confiée à une banque centrale et ne dépend pas des
pouvoirs publics, l’État peut néanmoins monétiser de manière
indirecte sa dette. Il lui est, en effet, possible de faire pression
sur la banque centrale pour qu’elle achète, grâce à de la création
monétaire, des obligations émises par les administrations
publiques. Grâce à cette monnaie créée par la banque centrale,
les administrations peuvent alors financer leurs dépenses.
Cette technique n’est plus utilisée
dans les pays développés depuis des décennies, où les banques
centrales sont indépendantes ou quasi indépendantes des États. Par
exemple, en France avec la loi du 3 janvier 1973, les concours de la
Banque de France aux financements publics, notamment les émissions
de crédit sans intérêt, furent limités, puis ils furent interdits
par le nouveau statut de la Banque de France en 1993, lors de la mise
en place de la Banque centrale européenne. L’article 101 du traité
de Lisbonne interdit aux banques centrales de la zone Euro et à la
BCE, de participer au financement des dettes des autorités publiques
(institutions, États, etc.) et oblige le recours aux ’établissements
privés de crédit’ . Cependant par exception à cette règle, avec
le Securities Market Program, depuis le printemps 2010, la BCE a
acheté des obligations européennes. En décembre 2011, 203
milliards d’euros d’obligations de dettes souveraines avaient ainsi
été achetés.
La monétisation de la dette a été
abandonnée en raison de ses conséquences économiques
potentiellement négatives. En effet, il est généralement admis que
le financement par émission de monnaie se fait aux dépens de la
valeur de la monnaie en circulation : davantage de monnaie pour une
quantité donnée de production conduit, à long terme, à de
l’inflation. Les besoins de financement de l’État pourraient le
conduire, en l’absence de garde-fous constitutionnels, à dépasser
les bornes, enclenchant une hyperinflation destructrice pour
l’économie du pays. Dans la pratique, on constate en fait que la
création monétaire est depuis plusieurs décennies d’un ordre de
grandeur plus élevé que la croissance de la production sans
conséquence notable sur l’inflation ; toutefois elle est à
l’origine de nombreuses bulles spéculatives, dans la mesure où les
agents qui détiennent cet excès de monnaie sont peu enclins à
l’investir dans l’économie réelle, d’une rentabilité plus faible
que la plupart des instruments financiers (produit dérivé financier
notamment).
Néanmoins, le principe de cette
interdiction ne fait pas absolument consensus. Il subsiste un courant
minoritaire qui, pour différentes raisons, soutient que la
monétisation de la dette est légitime et économiquement
pertinente. Parmi les raisons invoquées se trouve la conviction que
la politique monétaire doit relever du pouvoir régalien et non
d’intérêts privés d’une minorité, mais aussi le fait que
l’emprunt sur les marchés est bien plus coûteux que l’emprunt
auprès de la banque centrale : en plus de la différence des taux
d’intérêt, l’État devra au système financier (banques, etc.), et
marginalement à des particuliers, des intérêts qui contribueront à
l’accumulation de sa dette, alors que les intérêts payés à la
banque centrale contribuent au contraire à l’augmentation de la
richesse publique (seigneuriage). En France, Patrick Artus (Natixis)
recommande avec insistance la monétisation de la dette. »
Personnellement, je me demande comment
des pays déjà sur-endettés vont s’en sortir, l’Espagne, par
exemple, qui doit emprunter sur les marchés financiers, à des taux
d’intérêt de 5 % ou plus. En principe on sait que cela va
faire la cessation de paiement, totale ou partielle.