– "L’innovation dans le Dîn" (8ème cause, p. 56) ;
– "Le laxisme dans le fait de faire face aux innovations" (12ème cause, p. 57).
Ces innovations ont pour origine :
– "L’ignorance" (2nde cause, p. 40) ;
– "Les systèmes de pensée importés" (10ème cause, p. 57) ;
– "Les prétentions de renouveau" qui ne sont en réalité que des falsifications (11ème cause, p. 57) ;
– "Les plans de ceux qui ont de la haine pour l’islam" (1ère cause, p. 39).
Mais il y a aussi :
– "La dureté et l’exagération dans le Dîn" (7ème cause, p. 54) ;
– "Le manquement dans la compréhension du Fiqh ul-khilâf" (6ème cause, p. 51) ;
– "Les sectarismes, quelle que soit leur forme et leur type : sectarismes d’écoles juridiques, d’ethnies, de peuples, de tribus, de partis, de slogans, etc. Le plus dangereux type de sectarisme est celui qui se produit dans le domaine de la Da’wa, car il induit les gens en erreur, vu que ces sectarismes dans la Da’wa sont justifiés au nom du Dîn" (9ème cause, p. 59).
Ces 3 causes ont elles-mêmes été causées par 2 causes plus profondes :
– "Le manquement dans la méthode pour acquérir le Dîn" (4ème cause, p. 41)
– "Considérer le simple fait de se référer à (des ulémas) comme étant du suivisme aveugle" (5ème cause, p. 48).
Al-’Aql écrit : "Parmi les phénomènes dangereux se trouve le fait de s’improviser cheikh ; ou encore de devenir étudiant du dîn à partir des seuls supports : il s’agit du fait que celui qui cherche à obtenir le ’ilm se contente de prendre celui-ci des livres, se replie et se met de côté par rapport aux gens, se met de côté par rapport aux gens du ’ilm, se met de côté par rapport aux gens du bien, par rapport aux gens qui ordonnent le bien et interdisent le mal, par rapport aux ulémas, et dise : "Je prends le ’ilm des livres et des supports : je possède cassettes, livres, radio et autres moyens visuels et sonores", puis dise : "J’ai la capacité d’apprendre à partir de ces supports."
(Or) nul doute que ces supports sont un bienfait. Mais ils sont aussi une arme à double tranchant.Car se suffire de prendre les connaissances shar’î de ces supports est une voie de dérapage, et fait partie des causes de division" (pp. 51-52).
Ailleurs il écrit des lignes voisines : "Parmi les expressions du manquement dans la façon d’apprendre, et qui constitue une cause de division, il y a le fait de se rendre indépendants des ulémas et des référents (aïmma) : il s’agit du fait que certains étudiants, certains du’ât, et certains jeunes parmi ceux qui ont acquis le ’ilm se contentent de prendre celui-ci des livres, des cassettes, des magazines et (autres) supports, et se rendent indépendants des ulémas, cessant de prendre le ’ilm des ulémas. Ceci est une voie dangereuse. C’est même une dangereuse graine de déviance. Si nous retournons aux causes de déviance au début de l’histoire de l’Islam, nous verrons que parmi les plus grandes importantes causes de déviances chez ceux qui se réclamaient de l’islam – je ne parle pas de ceux qui poursuivaient des objectifs personnels, des hypocrites ou des zindîq, je parle de ceux qui se réclamaient de l’islam, comme la déviance des Kharijites et des Rafidhites –, la plus grande cause de leur perte et de leur déviance fut le fait qu’ils se déclarèrent indépendants par rapport aux Compagnons, se coupèrent d’eux, firent peu de cas d’eux, délaissèrent le fait de prendre le Dîn d’eux, et prirent celui-ci d’eux-mêmes ou de certains parmi eux-mêmes. Ils dirent : "Nous avons pris connaissance du Coran ; nous avons pris connaissance de la Sunna ; nous n’avons donc pas besoin des hommes."
Or ceci [= les deux premières phrases] est une parole de vérité, (mais) dont une fausse conclusion a été retirée [= la troisième phrase]" (pp. 47-48).
Un peu plus loin il écrit : "Le fait de se passer des ulémas [et d’établir soi-même sa compréhension du Dîn] est un très grand danger. Le ’ilm, sa bénédiction (baraka) et la façon correcte de l’acquérir se réalisent (lorsqu’il est reçu) des ulémas. Et il n’est pas possible qu’il n’y ait plus de ulémas à une époque donnée. Quant à l’affirmation de certaines gens selon laquelle il existe des manquements chez les ulémas est une affirmation causant de l’égarement. Oui, les ulémas sont des humains qui ne sont pas exempts de manquements. Mais malgré ces (manquements), ils sont globalement le modèle et l’argument" (p. 48).
Parlant de l’époque actuelle, il écrit qu’"il s’y trouve beaucoup de déviances, et ce malgré la quantité de ’ilm et la diffusion de celui-ci. Le fait est qu’il n’y a pas de bénédiction (baraka) dans ce (’ilm) pour ceux ou pour la plupart de ceux qui en sont porteurs : ce (’ilm) n’est pas utile (nâfi’) pour ceux qui l’ont reçu. La raison en est que sa réception a été faite :
– soit à partir d’autre chose que ses sources originelles ;
– soit de la part d’autres que ceux qui en sont les porteurs.
C’est-à-dire :
– soit à partir d’autre chose que le Coran, les Hadîths, les Athâr et les écrits des référents (a’ïmma) de la guidance, que l’on suit dans le Dîn ;
– soit selon une autre voie (manhaj) que celle des gens du ’ilm et de la compréhension du Dîn.
La quantité des moyens de (diffusion du) ’ilm constitue certes un bienfait, mais fait du tort à beaucoup de gens quand ces gens se suffisent de ces (moyens) et ne prennent plus le ’ilm de ceux qui en sont les porteurs. Voilà le ’ilm qui n’est pas utile (lâ yanfa’), contre lequel le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, a demandé d’être protégé.
La bénédiction (baraka) n’est présente que dans le ’ilm qui est reçu des ulémas ; c’est là le fondement qui constitue la voie des croyants. Quant au fait de prendre le ’ilm des moyens sans (le prendre également) des hommes, cela n’est que peu utile. C’est ce qui a engendré des déviances, des avis déviants par rapport à la Sunna, et la diffusion des phénomènes de la division dans le Dîn" (p. 6).
Par contre : les ulémas ne sont pas organisés en clergé (cliquez ici). Et une fatwa donné par un ’âlim ou par un groupe de ulémas n’a pas valeur de qadhâ (décret) s’imposant à tous les ulémas (cliquez ici).
En gros , les sunnites qui se disent salafis , pour moi c’est du sectarisme, les neo-salafs apparu durant ce siecle , font de l’exagération dans le din , font trop les grands airs,