Re-bonjour Ffi,
Oui, "l’homme est un être qui se laisse facilement abuser", non pas tant "par ses propres spéculations" que par ce qu’on lui a mis dans la tête dès l’enfance, en l’absence de tout esprit critique et de rationalité, et donc de manière émotionnelle.
Je ne m’ "abuse pas moi-même" puisque je n’ai appris l’existence de l’évolutionnisme qu’à l’adolescence. Il est vrai qu’on ne parlait pas encore de créationnisme, parce que c’est une croyance religieuse et non une théorie scientifique susceptible d’être enseignée (m^me les USA, croyants à 90 % au moins s’y opposent).
Ce sont les créationnistes qui "pervertissent la science", en prétendant faire de cette croyance religieuse une théorie scientifique.
Hélas, depuis quelques années, l’évangélisme américain, l’islamisation croissante et les religions en perte de vitesse visent à anesthésier l’esprit critique du plus grand nombre.
Les religions ne reposent pas "sur des témoignages factuels", écrits, mais oraux et donc peu ou pas du tout crédibles puisque manipulés pendant des siècles.
Les miracles sont explicables par l’autosuggestion et l’effet placebo.
"Le véritable savoir", à vos yeux, ce serait donc LA Vérité biblique. Tant mieux si cette conviction est pour vous une certitude et qu’elle vous rend heureux.
Le mode conditionnel n’est évidemment pas applicable à des phénomènes simples comme la décomposition de l’eau par électrolyse, ou "acide + base = sel + eau".
Le conditionnel est seulement une précaution permettant de laisser la porte ouverte au cas où surviendrait un élément nouveau, aussi improbable soit-il.
Je n’inclus pas "dans la science des interprétations et autres théories", mais seulement des hypothèses explicatives, notamment psycho-neuro-physiologiques". Elles ne prétendent évidemment démontrer l’inexistence de Dieu (au-delà du fait qu’elle se constate), mais elles sont susceptibles d’inciter certains à conclure déjà à l’origine psychologique, éducative et culturelle de la foi, et donc à l’athéisme.
Aussi bien un fait observable et reproductible que celui qui ne l’est pas par définition, doivent rester interprétables par des hypothèses visant plus à les infirmer qu’à les confirmer. On est loin d’une "interprétation hypothétique qui engendre une croyance incertaine, métaphysique".
Il s’agit seulement de laisser du temps à la science, mais confiants du fait de ses découvertes convergentes.