Bonsoir Aurélien Péréol,
Merci pour votre réponse. Je note que vous désapprouvez totalement Vincent Peillon lorsqu’il estime qu’ "il faut arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix". Dois-je comprendre que vous estimez normal et acceptable le fait que les musulmans de chez nous, inféodés dès l’enfance au coran, à la sunna, aux hadiths, à la charia, etc. et à la soumission qu’ils imposent à tous points de vue, ne bénéficient pas de l’article 18 de la DDH de 1948 ?
Dans ce cas extrême, "l’éducation obtient ce qu’elle veut obtenir", et , à un degré moindre dans celui du judaïsme et du christianisme. Au niveau mondial d’ailleurs, même dans la plupart des pays intellectualisés, les religions maintiennent leur influence (même aux USA) en occultant la découverte des options non confessionnelles. Il me semble donc indispensable que l’école compense les influences religieuses (ou idéologiques) communautaristes, intolérantes, parfois fondamentalistes et incompatibles avec une société idéalement interculturelle. Il serait par exemple inadmissible que l’école n’ait plus le droit d’enseigner l’évolutionnisme sous prétexte que les élèves musulmans sont créationnistes.
Je suis évidemment partisan, comme vous, d’une société visant un "vivre ensemble" harmonieux, plutôt qu’entretenant de vaines "confrontations". C’est pourquoi je pense qu’un système éducatif pluraliste, malgré les difficultés inhérentes à son organisation et à son financement, serait une solution préférable au système actuel (qui en Belgique sépare les élèves des cours de religion et ceux du cours de morale laïque).
J’espère que la Commission mise en place par Vincent Peillon s’inspirera, en l’améliorant, de l’expérience belge depuis 1959.