@ Machiavel1983 :
Volontiers. Pour être concis, je dirais qu’il me paraît symptomatique et propre aux démocraties actuelles de chercher des complots. L’homme qui se saisit de cette peur panique - Soral ou d’autres - a de beaux jours devant lui en terme éditorial.
Je m’explique...
La finance mise à part, jamais dans l’histoire le peuple n’a eu autant de pouvoir (politique j’entends) entre les mains. C’est quelque chose qui fera ricaner tout le monde, mais c’est un fait : je ne dis pas qu’il a énormément de pouvoir, je dis bien qu’il n’en a jamais eu autant. Jamais la rue, en particulier, n’a autant décidé des politiques à mener. Mais pour que la rue s’emballe, il faut ET des meneurs à grandes gueules, ET des élites sur qui taper.
Là aussi, je ne dis pas que nos hommes et femmes politiques ne méritent pas notre mépris le plus profond, je dis simplement qu’il est illusoire de penser qu’ils ont effectivement les moyens de changer les choses. Ils ne sont que des pions.
Alors, me direz-vous, ne suis-je pas moi-même le jouet du complotisme ? N’y suis-je, moi aussi, sujet à mes dépens ? Non. Et c’est là que j’en reviens au côté symptomatique des choses. Nous nous gargarisons du doux mot de "démocratie" (et vous savez très bien que la plupart des gens ne savent même pas ce que renferme précisément le concept) qui se sera construite, en 200 ans, dans la haine de toute idée de pouvoir. Celui-ci s’est dilué dans l’hyperconsommation - et le système représentatif sert la soupe au marché en faisant des citoyens de simples consommateurs à l’écoute de candidats devenus, quant à eux, simples VRP. Un malheur n’arrivant jamais seul, la dilution du pouvoir politique s’est donc accompagnée d’une montée en puissance du pouvoir économique. Et les nantis en profitent, au détriment des plus faibles.
Tout le problème, à mes yeux, est bien là : nous sommes tous conscients du cataclysme imminent, mais admettre que nous avons toutes et tous souscrits tacitement à ce qui l’a engendré contre un confort toujours plus grand serait au-dessus de nos forces. Comment la sacro-sainte démocratie pourrait-elle permettre la crise inique que nous traversons ? Cela ne peut pas venir de ses ressorts propres, non non non. Donc ?... Eh bien donc il y a forcément tout un tas de salopards à opérer dans un coin : Juifs au nez crochus et maçons partouzeurs, nus sous leurs tabliers. Ça, oui, le peuple l’entendra bien mieux qu’une critique objectif d’un régime moribond auquel on le somme de vouer un culte.
À vous lire, cher ami.
EG