"Oui. Moi je pose des questions en amont " est ce que la satisfaction des désirs conduit au bonheur " ? Ou alors "la maîtrise des désirs conduit elle au bonheur" ? "
La question en amont de votre question en amont est : Qui en vous désire ou souhaite maîtriser le désir ? Car le désir de contrôler ses désirs est encore un désir.
Personnellement, je ne place pas le bonheur au sommet de tout, ce qui signifie que ce n’est pas la valeur au nom de laquelle je peux sacrifier les autres. Je recherche la liberté avant le bonheur (un bonheur sans liberté n’aurait aucun sens pour moi, alors que ma liberté peut être mélancolique). Et la liberté ne consiste évidemment pas à être l’esclave de ses désirs, ni bien sûr à être l’esclave du désir de contrôler ses désirs. La liberté suppose une compréhension du mécanisme de l’aliénation, et donc du fonctionnement de tout désir. il s’agit donc de voir ce qui désire en nous. Cette vision anéantit la dualité entre "satisfaire ses désirs" et "contrôler ses désirs", qui est une fausse alternative et une double impasse.