@ Chupa Chup
Je vais essayer de vous répondre sans répondre à côté de la plaque comme vous craigniez 
Dans le système d’économie fondée sur les ressources comme il est prévu dans le Projet Venus, rien ne s’oppose à ce que vous preniez tout le stock de poulets. Du moins, aucune loi ou règlement particulier ne s’y oppose.
Excepté une seule, peut-être : le bon sens. En effet, si vous avez envie d’un poulet rôti pour votre dîner, vous n’aurez effectivement et concrètement besoin que d’un seul poulet (mettons deux si vous avez des invités). Mais vous n’aurez pas besoin de tout le stock de point de distribution. Qu’en feriez-vous ? Quel usage, quel intérêt auriez-vous à rafler tout le stock ? Objectivement aucun.
Maintenant, j’entends votre question. Elle s’inscrit dans une réflexion qui repose sur des conditions actuelles de la société, c’est-à-dire une société où règne un cocktail de pénurie, de compétition, d’avantage différentiel, d’inégalités, etc. Dans une société fondée sur la monnaie, sur l’esprit marchand, sur la compétition, sur la croissance perpétuelle et où structurellement il n’y en a jamais assez pour tous, il est normal de voir se développer des comportement de thésaurisation, de vol, de chacun pour soi, etc.
Cependant, si vous faites la démarche de visionner les films de Fresco pour mieux appréhender son projet, vous vous rendrez compte que la société qu’il propose repose sur de tout autres prémisses, sur d’autres paradigmes, et que la culture, ou si vous préférez, le contexte socioculturel dans lequel les gens évolueront, est très différent de celui dans lequel nous évoluons aujourd’hui. C’est l’un des piliers de la démarche de Fresco : changer notre culture, qu’il considère (et je suis de son avis) foncièrement inefficient et mortifère.
Ce qu’il faut comprendre, pour répondre à votre question, c’est que les comportements humains, et notamment leurs comportements aberrants, ne sont pas dût à une soi-disant >nature humaine<, ils ne sont pas innés : ils sont conditionnés par le contexte socioculturel dans lequel les individus évoluent depuis leur enfance. Or, le contexte socioculturel n’est pas une fatalité, c’est la collectivité humaine qui le crée ; nous pouvons donc le changer et le faire évoluer dans une autre direction.
Cordialement,
Morpheus