@ Hatsumi :
----------------
Certes...
Sauf que la sagesse était crédible à l’époque, prisée de tous, reconnue, admise.
Sauf que pour Socrate la sagesse n’est pas accessible à tout le monde, qu’elle s’appuie sur la vertu, et que la vertu, ni ne s’hérite en naissant, ni ne s’acquiert par l’apprentissage.
Sauf que nous vivons, nous, dans une société qui fait fi de ce genre de choses, qui renvoie la sagesse parmi les goûts et les couleurs, ne lui donne aucun poids et qu’une civilisation qui, de la base au sommet, et de sa gauche à sa droite ne se voit vivre que par et pour le pouvoir d’achat n’a que faire de la sagesse. À moins de les convaincre, toutes et tous, que la sagesse se monnaye, ce qui serait mentir.
Jamais la sagesse ne pourra rivaliser dans la majorité des cœurs avec les plaisirs matériels, palpables, consommables. Or, nous avons choisi de confier à la majorité des cœurs le soin de guider le monde... par l’exploitation de leurs envies à assouvir.
Si Socrate voit de là-haut le comportement actuel de ses concitoyens, toutes tendances confondues, il a bien peu de chances de se reconnaître dans cette humanité-là. Sûrement préfèrerait-il la sienne, esclavagisme inclus.