Bonjour Eric,
j’ai écouté plusieurs fois cette conférence (qui contient quelques erreurs de date parfois). On ressent bien Guillemin, ce qu’il veut faire passer et je trouve ça bien. Cela permet justement de se prémunir d’une adhésion totale à sa thèse. Comme Guillemin est un formidable conteur, j’écoute d’abord l"histoire qu’il me raconte. Ensuite je la questionne.
Concernant cette conférence la vision de Guillemin de la période 1793-1794 me semble exagérement robespierriste (Robespierre en est presque réduit à un gars qui aime les chiens, il aurait pu passer chez Drucker le dimanche quoi !).
On a surtout l’impression que finalement il n’y avait aucun pouvoir en France parce que finalement pour que Danton et Robespierre tombent la même année c’est que le pouvoir était ailleurs. C’est là ou la vision de Guillemin me gêne et ce pour la plupart des sujets qu’il traite. Tous ces "héros" sont victimes ou complices d’un destin qu’il semble ne maîtriser en aucune manière. Il y a comme une force occulte qui systématiquement ordonne les choses dans le discours de Guillemin et jamais il ne précise vraiment les contours de cette chose ni surtout si elle est cohérente, pensée, voulue ("les pouvoirs d’argent" oui il le dit mais qu’est-ce que cela signifie clairement ?).