@ Piloun :
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J’essaie d’être dans la mesure, et je n’ai pas dit que les Girondins n’avaient pas des intérêts personnels à défendre dans l’histoire.
Mais il souffle un vent populiste dans toutes ces interprétations récentes de la Terreur, sûrement venue d’un dégoût contemporain du système représentatif, d’un ras-le-bol général de la finance, etc. Il faut arrêter d’idéaliser les personnages les plus emblématiques de notre histoire en portant aux nues ce qui les distinguent de nos clowns actuels et en minimisants leurs méfaits.
Celui qui parle de Robespierre comme d’un saint homme est aussi grotesque que celui qui en parle comme d’un Hitler en puissance. L’histoire est passionnante, mais lorsqu’on lui demande de juger nos mœurs contemporaines, on ne lui rend pas service. Et je demeure persuadé que cette "réhabilitation" (qui n’en est pas une, les rues Robespierre ont toujours fleuri en France) a avant tout pour but de disqualifier la politique actuelle (qui, en outre, n’a pas besoin de ça pour être détestée)
En outre, cette haine de la bourgeoisie (légitime) demeure aveugle au fait que la modernité a fait de nous TOUS des bourgeois en puissance.
Chacun pour sa gueule ! Sus à l’ennemi déclaré (qui l’étranger, qui le possédant).
Modernes contre modernes, en somme...