Je ne connaissais Pierre Hillard que par le biais de quelques-uns de ses textes et ouvrages et je le découvre outrageusement sévère pour les souverinistes qui ne propagent pas le résultats de ses enquêtes.
Cela, parce qu’il n’a pas conscience de la vulnérabilité de ses thèses politiques passées à la moulinette de ses convictions religieuses.
Dans la France d’aujourd’hui, citer publiquement Hillard, c’est risquer de se faire instatntanément ridiculiser par un interlocuteur goguenard, qui demandera benoîtement :
"Hillard... Hillard... Vous parlez bien du type qui dit que la mondialisation est le mise en oeuvre d’un projet luciférien ?"
Eclats de rire dans l’assistance, éclats de rire des téléspectateurs le cas échéant, et retraite pitoyable de l’inconscient qui a prêté le flanc à cette question, parce qu’un coup comme celui-là ne se rattrape pas : plus personne ne croit en Lucifer.
C’est peut-être tragique, je n’en sais rien : comme Bainville, je suis agnostique. Mais ce que je sais, c’est que, quand on fait de la politique, c’est pour convaincre les gens, par pour les faire rire à ses dépens.