C’est très curieux que vous persistez à mal me lire. Je ne nie pas les désirs spirituels. Désirez les si vous le voulez. Je conçois bien que cela puisse être un tremplin. Il n’en reste pas moins qu’à terme, in fine, il ne peut plus y avoir de désir sinon on reste dans le relatif.
C’est d’ailleurs le défaut persistant des christianismes officiels que de toujours vouloir maintenir à tout prix une distance entre Dieu et l’homme de façon que celui-ci soit en perpétuel désir de Dieu. Il est bien évident que pour moi cela est régressif et ne cadre pas avec la parole du Christ qui implique que l’on n’aura plus jamais soif. Ce qui implique la non distinction d’entre Dieu et l’homme et Eckhart le voit bien ainsi, puisqu’il dit que dans la déité il n’y a plus de distinction.