J’entends pas humanités la grammaire, la rhétorique, la dialectique, mais également la philosophie, la poésie, la tragédie, puis viennent des disciplines telles que la musique, l’arithmétique, la géométrie et l’astronomie, enfin la gymnastique dans la palestre. Bref, voilà un cursus complet, bien loin des préoccupations lacédémoniennes.
Tout ceci sera repris, entre autres, par le moine Alcuin, sous le règne de Charlemagne ("Qui a eu cette idée folle, un jour d’inventer l’école...").
Il est à noter qu’Aristote n’avait pas du tout en tête d’endoctriner les élèves. Il s’agissait d’une éducation de type libéral au vrai sens du terme : une instruction permettant à l’élève de devenir libre, philosophe pour les plus capables, de s’autogouverner. La cité avait tout à gagner à permettre à l’élève de donner le meilleur de soi, ce sans oublier d’entretenir en lui l’amour de sa patrie (mais je ne parlerais pas pour autant de conditionnement).