@Machiavel.
Sans donner mon opinion sur la discussion ( je suis pas forcément en total désaccord avec ce que tu dis ) je voulais juste souligner une petite contradiction chez toi que je remarque ( ce qui te permettra peut être de faire avancer ta réflexion sur le sujet, ou du moins la complexifier ) : Tu affirmes "on est responsable", il ne faut pas mettre tous sur le dos de la manipulation ect ( point de vue plutôt défendable à mes yeux ) tout en pensant en même temps ( selon nos précédentes discussions ) que la liberté n’existe pas réellement, c a d en défendant un point de vue ultra déterministe à la Spinoza ( même si je sais bien que c’est pasune opinion définitive/catégorique évidemment ) : la question est si on a pas le choix, si on est totalement déterminé ( par un tas de facteurs, pk pas le facteur de la propagande médiatique par ex ) en quoi on est responsable de quoi que ce soit ? On en revient à la question du libre arbitre.
La fameuse aporie qu’il y a chez tous les déterministes à la spinoza comme Nietzsche : Nietzsche dit que le seul moyen d’être libre est de consentir à la volonté de puissance ( le conatus de spinoza ), c’est à dire la seul liberté que l’on a est de devenir ce que l’on est mais comment décider de consentir à quoi que ce soit si on est pas libre à la base ? Comment je peux faire pour
devenir ce que je suis si le déterminisme est total ?
On peut résumer la question entre trois options :
Première
option : l’option pessimiste, je ne peux rien faire et juste
constater le déterminisme.
Deuxième l’option : l’optimiste : tu peux
devenir ce que tu n’es pas, il suffit de le vouloir, on est
responsable de ce qu’on est ect.. ;
Et pour échapper à cette
alternative il y a une position agile, la nietzschéenne :celle du devenir ce que l’on est. Nous sommes déterminé, nous avons
pas le choix , nous avons la liberté de consentir à ce qui
advient. Consentir à la force qui me fait être ce que je suis.
C’est une sorte de ruse de la raison, ce que je suis je dois vouloir
l’être. Position théorique évidemment. Je suis dans le tout que je
constate et il faut consentir à ce qu’a fait la nature de moi.
En pratique : il s’agit de savoir
d’abord qui est « JE ». Le fameux "connais toi toi même",
il s’agit de savoir qui on est, partir à la quête existentielle de
soi pour savoir qui on est. Elle est assez simple au premier abord :
je suis mon corps. Je suis ce que les atomes me font être ect. Donc d’abord essayer de trouver nos déterminismes les plus essentielles pour pouvoir ensuite espérer réussir à avoir la possibilité d’user d’un libre arbitre faible et précaire ;Mais est ce réellement possible ? Là est la question. Peut être dans une infime proportion... Proportion bien sur très inégalement répartie chez les individus ; Un bourgeois née dans un milieu privilégié à bcp plus de chance de pouvoir user d’un peu de libre arbitre par rapport à un trisomique 21 par ex...
Mais bon au final cette alternative souffre malgré tout de l’aporie souligné plus haut...