"Prouvez nous d’ abord
scientifiquement que la nature humaine existe et ensuite on va y croire sinon
ça devient de la foi." Tu confonds définir la nature humaine scientifiquement et montrer qu’il en existe une. Mais scientifiquement le débat n’est plus là. Cette question de la nature humaine est juste démontré par l’absurde, pas besoin d’une grande theorie scientifique. A mon avis aucun scientifique pense que les êtres humains n’ont pas une capacité innée de penser et d’apprendre et que les individus naissent avec l’esprit comme une table rase (état vierge) en attendant d’être formé par la société. Le débat scientifique est aujourd’hui qu’elle est la part d’innée et de l’acquis pas si il y a de l’innée puisque c’est une évidence. Et là oui je ne crois pas qu’il y ait de véritables consensus ( sujet trop complexe pr l’instant ) : Il y a des scientifiques qui pensent que l’environnement façonne le plus et d’autres qui pensent c’est l’innée. Par contre je ne crois pas qu’il existe un scientifique renommé qui défende l’idée que l’inée n’existe pas. Si tu en trouve un ca m’intéresse.
En faite ton raisonnement c’est puisque "ils" ne l’ont pas démontrer scientifiquement avec exactitude malgré tout les indices scientifiques qui amènent à penser qu’elle existe il ne faut pas prendre en compte cette hypothèse. Ce n’est pas une raisonnement scientifique ni logique. On peut avoir le même raisonnement sur la théorie de l’évolution. On peut très bien dire "ils" ne l’ont pas démontré scientifiquement : certains le disent comme les créationnistes. Ca ne veut pas dire qu’ils ont raison.
Ensuite il faudrait rentrer dans le débat : A partir de quand quelque chose est démontré scientifiquement à tes yeux. Ça n’a pas l’air très clair : Et ce sont des jugements qui te sont spécifique évidemment. Je rappel encore une fois que le monde des sciences dures sait depuis fort longtemps déjà le rôle de l’inné,
c’est-à-dire, de la nature humaine telle qu’elle résulte des milliers
d’années de sélection naturelle qui nous ont conduit jusqu’ici.
"Et puis les règles morales et esthétiques on peut très
facilement démontrer à quel point c’est relatif à l’environnement
socioculturel !" Que dans une certaine mesure évidemment. Personne ne défend que 100% de nos choix sont dictés par la nature humaine. Faut lire le bouquin de Pinter il donne des exemples éloquents sur la part de l’innée dans l’art et la morale.
"La
science dit « comment » et pas « pourquoi », ce n’est pas
son rôle faut pas tout mélanger !" La science explique des phénomènes. Elle peut dire le comment et le pourquoi.
La réflexion de Pinker et des chercheurs innéistes se base sur des études scientifiques. Contrairement à ceux qui défendent l’idée de table rase et du tout culture.
"on sait comment les voitures roulent mais celui qui décide de la direction qu’elle
prend, c’est celui qui la conduit. On ne peut pas dire : puisqu’ on sait à
peut près comment roulent les voitures, on peut déterminer ou et quand elles
doivent rouler, pourquoi on les fait rouler, ça n’a pas de sens." Je comprends pas ta méthaphore. On serait piloter nous aussi par une force extérieur comme le sont les voitures ? Dieu ?
"mais il ne faut
pas mêler la science à tout ça c’est des postulas philosophiques, religieux,
spirituel etc. " Ce n’est pas mon opinion. Je ne vois pas pourquoi il faut étudier l’homme différemment "au dessus du cou " comme le défendent comme toi les partisans du dualisme méthodologique. Je ne vois pas pourquoi "au dessus du cou" tout changerait, on rentrait dans un autre espace magique ou les mêmes règles ne s’appliqueraient pas de la même manière. Ce n’est pas scientifique que de raisonner ainsi à mes yeux. Ni logique d’ailleurs...
Sénèque avait prédit, en parlant
du mouvement des comètes : " Le jour viendra
que, par une étude suivie de plusieurs siècles, les choses
actuellement cachées paraîtront avec évidence, et
la postérité s’étonnera que des vérités
si claires nous aient échappé ". A cette
époque, l’étude des comètes pouvait sembler tout
aussi impossible qu’une connaissance scientifique détaillée
de l’homme peut le paraître actuellement (comment étudier
les comètes, puisqu’il n’y avait pas de télescopes, etc.).
De plus, de très nombreuses découvertes ont été
faites ces dernières décennies, en neurophysiologie, dans
la théorie de la perception, en sciences cognitives ou dans la
théorie de l’évolution. Bien sûr, ces théories
ne portent pas sur nos sentiments les plus profonds ; mais avant
d’affirmer catégoriquement qu’un aspect ou l’autre de notre personnalité
se situe hors de portée de la science, il est prudent de prendre
patience et de se rappeler le commentaire de Sénèque.