Peut-être devrions-nous parler de degré d’action plutôt que de responsabilité. De cette façon, collectivement, du moins dans la sphere occidentale, nous agissons tous sur le système qui nous opprime. Le trader qui spécule sur le blé, ainsi que le consommateur de petit Lu. Celui qui possède une part de résponsabilité, même minime, sera celui qui a une marge pour diminuer les effets qu’il produit sur le système (ne plus acheter de Petit Lu par ex).
Dans ce cas-ci, la responsabilité est collective, mais on est pas tous responsable de la même façon.
Une autre remarque est qu’on fonctionne principalement comme des automates, donc c’est une responsabilité non su, en faisant des non-choix.
C’est comme si nous formions un ’Tout’, les humains forment un sous-ensemble de ce Tout. Normalement, je pense, les deux fonctionnent ensemble et agissent l’un sur l’autre, l’interaction est bidirectionnelle. Tandis que dans notre fonctionnement actuelle, c’est le Tout qui donne les ordres. Pour changer en profondeur les choses, il faut agir sur le Tout, d’où la dimension collective.
Après la difficulté vient entre autre de savoir si le libre arbitre existe et si oui de quelle façon agit-il et dans quelle proportion.