" Capitalisme qui est transfrontalier, expansioniste et surtout centralisateur ! D’où l’incompatibilité avec les formes de fédéralisme et de particularisme si cher (à juste titre par ailleurs) à Freysinger. C’est fini le temps du libéralisme appliqué où chacun pouvait jouir de sa propriété privée et lancer son entreprise (année ’70 et ’80). Tous les marchés sont saturés, y a plus de profit à se faire. Faut trouver de nouveaux marchés, la finance, inaccessible au peuple lambda. C’est les banques qui peuvent bouger ces gros capitaux, y a centralisation du pouvoir économique. Y a de moins en moins de propriétaires, de plus en plus de salariés, une standardisation des comportements et des normes. Et ça c’est pas de la faute aux immigrés ! C’est la culture qu’engendre le système total si cher à Freysinger, et il est pas capable de voir ça. Il aimerait retourner aux années ’70 et ’80, quand les immigrés étaient profitables, amenaient du profit au sens de Marx (travail gratuit), parce qu’ils coûtaient moins chers au maintien, sans comprendre que c’est ce système qui nous mène où on est. Et il répercute son idéologie sur le système éducatif, qui de toute façon est pourri, une élite intellectuelle est formée dès le plus jeune âge, et la masse abrutie prête à travailler (les fameux apprentissages). Alors immigré ou pas ça change rien à l’école, ça ralentit personne tellement les programmes sont mauvais, c’est juste que maintenant y a plus les profits qui permettaient d’assurer une éducation générale pour le travail dans les PME. Mais il comprend pas que refuser tout ça c’est refuser le capitalisme, effectivement de plus en plus autoritaire, parce que revenir en arrière on peut pas. L’accumulation par définition c’est du toujours plus, c’est l’idéologie de la croissance, faut être lucide jusqu’au bout !