"Mais comparer les droits de l’homme et les mathématiques, ca c’est du délire selon moi !" je faisais pas vraiment une comparaison plus une analogie pour remettre en question ton relativisme épistémologique par rapport au fait qu’il serait impossible de construire des principes moraux universelles à partir du peu de ce qu’on sait de l’humain
D’ailleurs j’ai l’impressions que tu construis une sorte de théorie universelle avec ton concept de "servitude à la marchandise"... Il fonctionne universellement ce principe ou non ? A partir de quand la marchandise nous asservie ? Est ce qu’elle asservie de la même manière un papou qu’un finlandais ? Et qu’est ce qu’elle asservie si ce n’est pas notre nature ( qui n’existerait pas ) ? notre idiosyncrasie ? alors dans ce cas il faudrait admettre qu’il y ai possibilité que certaines "idiosyncrasies" sont peut être faite pour vivre dans cette servitude là.... Quel argument utiliser pour critiquer cette servitude puisque l’idiosyncrasie est elle même façonner par celle ci ? ( servitude volontaire ) Et pourquoi combattre celle ci plutot qu’une autre ? Et est ce que vouloir sortir de cette servitude ne veut pas dire forcément la remplacer par une autre ? Et pourquoi celle qui la remplacera sera forcément mieux ?
Ce sont toutes ces question qui font que les positions "anti-fondationnalistes " comme les tiennes - niveau politique ontologique espistémologique ect- me paraissent inévitablement aboutir à du nihilisme carabiné. ( j’en reviens à l’exemple que je te donne avec la société orwellienne : avec tes arguments anti fondationnalistes à mes yeux une société qui maintiendrait les gens, avec une ingénierie social ultra maîtrisée, parfaitement heureux ne pourrait pas être critiquer réellement... )
Les catégories de justice, d’émancipation, de droits humains ect basé sur une idée optimiste qu’on se fait de la nature humaine ( on en sait si peu que la seul positon raisonnable est pour moi l’optimisme ) bien qu’incertaines et perfectibles sont pour moi indispensables à la réalisation d’un projet politique décent. Sans elles, en fait, il apparaît impossible d’identifier les formes légitimes et illégitimes de pouvoir ou de servitude sérieusement...
Car si tout n’est qu’affaire que de perspective et de construction sociale, comment l’action politique peut-elle invoquer une état (déplorable) du monde ( servitude de la marchandise ... ) pour justifier que l’on se mobilise contre lui ?