Comme contradiction dans ton résumé, c’est que d’un coté il est dit que le moteur de l’histoire n’est pas la lutte des classes mais la lutte entre nomades et sédentaires (ce que je trouve particulièrement faux évidemment, ce ne serait pas du soral plutôt que du attali ?), et de l’autre il est fait une séparation entre un futur groupe d’hypernomades, minorité dominante, les sédentaires, serviles et nombreux, et les infranomades, dominés et tout aussi nombreux.
Donc dans cet exemple, on voit bien que la séparation essentielle du pouvoir/capital n’est pas entre nomades et sédentaires, seule une toute petite minorité de nomade dominent (et d’ailleurs ils n’ont pas besoin d’être nomades, juste leurs capitaux et moyens de prod), et la large majorité restante des nomades est encore plus dominée que les sédentaires, voir n’ont même pas la possibilité d’êtres sédentaires. Il s’agit bien là de lutte des classes, entre une toute petite minorité qui détient le capital et une écrasante majorité de travailleurs ne possédant rien (nomades) ou si peu (sédentaires).
Les nomades ne sont clairement pas pour moi le moteur de l’histoire, plutôt disons une courroie de transmission. Ils permettent aux infos et pratiques de circuler au sein des sédentaires, et tout le travail des fascistes est justement de bloquer cette circulation pour que les sédentaires restent bien serviles face aux dominants.