on est vraiment là au niveau zero de l’argumentaire.
Ce qui semble avoir lâché, c’est une éclisse de d’aiguillage qui s’est alors mise sous la roue du train et au causé son déraillement.
Même si M. Huchon (le président de région) parle d’une possible malversation, il semble bien que l’explication qui tient la corde réside dans la vétusté du réseau.
Et là effectivement on est bien dans le choix politique. On ne privilégie maintenant que les grandes lignes TGV - que l’on passe quasi intégralement sous contrat privé d’ailleurs, en délaissant totalement le réseau existant, notamment les transports locaux ou régionaux. Ce réseau là est totalement vétuste car chroniquement sous-investi pour la maintenance.
Pour être encore plus clair, il s’agit de laisser complètement tomber le maillage actuel des lignes SNCF pour construire à coté (mais surtout pas dessus) des grandes lignes TGV à coup de partenariat public privé. Il faut aussi construire des nouvelles gares dont la particularité est qu’elles n’offrent aucun espace pour le public, mais uniquement de l’espace commercial - des distributeurs automatiques (il faut pas déconner non plus on veut pas aller jusqu’à embaucher du personnel) - des boutiques franchisées et surtout rien pour s’asseoir ou faire autre chose que consommer.
Voilà en réalité ce qu’il se passe sur le réseau sncf actuel, la chronique d’un abandon.
Et concernant ce qu’il s’est passé en Angleterre lors de la privatisation, c’est dans toutes les mémoires il y avait un accident mortel chaque jour, des retards incroyables et des annulations en pagaille. Au final, puisque strictement aucun acteur privé ne voulait payer quoique ce soit pour l’entretient du réseau, le gouvernement Anglais a été obligé de renationaliser les rails pour en faire l’entretien minimal.
Et concernant la privatisation en France, ça fait un bon moment que la SNCF est privatisée morceau par morceau. L’exemple le plus croquignol est la Sernam, privatisée en 2005 puis en faillite en 2012 pour être finalement racheté par ... la SNCF, par l’intermédiaire de sa filiale Geodis Calberson. Près de 1000 personnes ont été virés à la clé.