"R / C’est exactement ce que je pense
également ! Je dirai même qu’ils sont eux-mêmes esclaves de la logique du
profit (fétichisme de la marchandise) et du pouvoir (fétichisme du pouvoir),
ces deux fétichismes se rejoignent d’ ailleurs car le capital n’est que
l’expression économique et financière du pouvoir.
R / Moi je pars du principe que ces projets
philosophiques et religieux de ces oligarchies sont un épiphénomène qui ne sert
qu’à justifier la maximisation du profit et donc in finé du pouvoir ! Le plus important selon moi est d’analyser ce que font les individus au nom de leur philosophie
ou leur croyance et de voir la manifestation de ces actes sur les rapports
sociaux."
Pour moi, le pouvoir est à la fois un moyen et une fin, un subtil mélange des deux. J’ai tendance à penser, mais je me trompe sûrement, qu’il était uniquement une fin il y a encore quelques siècles de cela, mais qu’il est devenu beaucoup plus un moyen assez récemment - même s’il reste une fin - un moyen de façonner l’évolution de l’espèce humaine et de la planète, et d’aller vers toujours plus de progrès et de compréhension du monde. Les projets philosophiques des oligarchies ne sont pas un épiphénomène, elles sont certes victimes de ce double fétichisme, mais je crois qu’il y a autre chose qui ne s’explique pas en termes économiques ou financiers. Pour illustrer cela, imaginons qu’une entité soit en mesure de proposer le marché suivant aux cent ou mille familles les plus riches :
"Je peux faire disparaître 7 milliards d’êtres humains instantanément, ne laissant survivre que les personnes les plus intelligentes de chaque domaine (sciences, histoire, philosophie, etc.) nécessaires à la reconstruction d’un nouveau système par les survivants à condition que dans le système que vous reconstruisez, le pouvoir monétaire ne serait détenu par personne et vous n’aurez plus le pouvoir que vous avez."
(Basé sur les systèmes d’échange local où 1 heure de travail = 1 unité monétaire, par exemple.)
Et bien moi je pense que ces familles accepteraient.