Nous venons de vivre une
semaine historique : les grands commentateurs médiatiques viennent ENFIN
de comprendre que des pays européens vont faire défaut.
Mardi 23 juillet 2013 :
A propos des défauts de
paiement des pays européens, Jean-Marc Vittori écrit :
Réfléchir à l’effacement
des dettes publiques.
C’est intenable. En un
an, la dette publique a augmenté de 450 milliards d’euros dans les pays de
l’euro.
[ ... ]
La deuxième manière est
sans nul doute plus violente, mais elle va sans doute finir par s’imposer :
c’est l’effacement d’une partie de la dette. En jargon, on parle de
restructuration pour ne pas effrayer l’épargnant qui détient cette dette d’une
manière ou d’une autre. La Grèce y est passée l’an dernier. Le Portugal, qui
aura beaucoup de mal à lever les 15 milliards d’euros prévus sur les marchés
l’an prochain, risque d’y aller. Les autorités européennes acceptent peu à peu
la perspective de la restructuration, comme l’ont prouvé le plan grec de l’an
dernier, l’intervention chypriote cette année, ou l’imputation des pertes des
banques à leurs créanciers prévue dans le projet d’union bancaire. Le FMI, lui,
a lancé en avril dernier un vaste chantier sur le sujet en soulignant que les
restructurations ont souvent été par le passé trop faibles et trop tardives.
Les propositions abondent : processus d’arbitrage, création d’une cour
internationale de restructuration des dettes, allongement automatique des
maturités des obligations émises par un Etat en cas d’assistance financière
fournie par le Mécanisme européen de stabilité… La sortie de la crise
européenne dépendra de notre capacité collective à gérer un effacement de
dettes, puis ses conséquences économiques et sociales. Il est urgent d’y
réfléchir.
http://www.lesechos.fr/opinions/edito/0202911635059-reflechir-a-l-effacement-des-dettes-publiques-588695.php
A propos
des défauts de paiement des pays européens, Patrick Artus écrit :
"Un
défaut est inévitable pour les pays les plus vulnérables de la zone euro"
La Tribune
: Mais n’y a-t-il pas un danger d’une réaction en chaîne si l’un des pays de la
zone euro fait défaut ?
Patrick
Artus : Le problème, c’est que l’on n’a pas mis en place les institutions
nécessaires pour permettre d’éviter la contagion. Par exemple, si demain le
Portugal fait défaut, nous n’avons rien pour empêcher les marchés d’attaquer
les autres dettes européennes. Quant à l’OMT, il est inefficace parce qu’il ne
peut être déclenché que si un pays demande à être placé sous programme d’aide.
Il n’intervient qu’après le désastre, alors que ce mécanisme devrait être
préventif. Mais il n’y a pas que cela. Il faut aussi prendre en compte le fait
que les banques sont d’énormes détenteurs de dette publique. Pour qu’il y ait
un défaut organisé, il faut prévoir avant une recapitalisation des banques. Or,
le MES n’est pas prêt. Donc pour l’heure, un défaut signifierait
automatiquement une crise bancaire.
http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130723trib000777111/patrick-artus-un-defaut-est-inevitable-pour-les-pays-les-plus-vulnerables-de-la-zone-euro.html
A propos
des défauts de paiement des pays européens, Romaric Godin écrit :
L’automne
sera placé sous le signe de la restructuration des dettes publiques dans les
pays périphériques de la zone euro. Même si officiellement, il ne saurait en être
question, l’idée fait en effet son chemin. Rajouter de la dette du MES
(Mécanisme européen de stabilité) à de la dette pour « sauver temporairement »
ces pays comme cela a été le cas depuis 2011 ne saurait être une solution
durable. Mais comment restructurer une dette ? L’histoire donne un certain
nombre de pistes. Et permet également d’évaluer les conséquences de ces
défauts.
http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130725trib000777526/restructuration-de-la-dette-europeenne-mode-d-emploi.html
Lundi 29
juillet 2013 :
A propos
des défauts de paiement des pays européens, Mory Doré écrit :
On le voit il n’existe
pas de solution simple à la crise des dettes souveraines de la zone euro : pas
de possibilité de forte réduction de dette publique compte tenu du potentiel de
croissance limité ; pas de possibilité de détruire purement et simplement la
dette, sauf à mettre la BCE en péril ou à en revenir à des mécanismes de
monétisation d’il y a plus de 40 ans. Il reste alors des solutions de
restructuration qui devront être directement ou indirectement supportées par
les investisseurs institutionnels et les épargnants privés.
http://lecercle.lesechos.fr/entreprises-marches/finance-marches/finances/221177589/insoutenable-dette-reduire-detruire-restructu
Pronostic
:
Les pays
européens qui vont faire défaut sont les suivants :
Grèce, Italie,
Portugal, Irlande, Belgique, France, Espagne, Royaume-Uni, Chypre, et plus si
affinités.
1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique
de 305,291 milliards d’euros, soit 160,5 % du PIB.
2- Médaille d’argent : Italie. Dette
publique de 2034,763 milliards d’euros, soit 130,3 % du PIB.
3- Médaille de bronze : Portugal. Dette
publique de 208,284 milliards d’euros, soit 127,2 % du PIB.
4- Irlande : dette publique de 204,054
milliards d’euros, soit 125,1 % du PIB.
5- Belgique : dette publique de 394,220
milliards d’euros, soit 104,5 % du PIB.
6- France : dette publique de 1870,294
milliards d’euros, soit 91,9 % du PIB.
7- Espagne : dette publique de 922,828
milliards d’euros, soit 88,2 % du PIB.
8- Royaume-Uni : dette publique de
1385,701 milliards de livres sterling, soit 88,2 % du PIB.
9- Chypre : dette publique de 15,342
milliards d’euros, soit 86,9 % du PIB.
http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22072013-AP/FR/2-22072013-AP-FR.PDF