Je m’interroge... Ce ne sont pas les muscles affichés en avatar, ce n’est pas la cagoule non plus, les bras croisés qui évoquent la stature tranquille, énigmatique et phlegmatique d’un bourreau serein, peut être ? Mmmmh... Non . Ni même le pseudo choisi d’ailleurs... Pourquoi j’aime alors si régulièrement ce que tu écris Gaspard Delanuit ? Ha oui, j’ai trouvé, ou peut être touché d’une phalange moite et tremblante, la solution à mon admiration, que je m’efforce de rendre lisible en tapant fébrilement sur un clavier synthétique, usé jusqu’à la corde par les restes de pizzas négligemment avalés à la façon des no life geeks, les déjections de vin ou autres substances liquides visqueuses, projetées plus ou moins par inadvertance sur ce support informatique, pour diverses raisons inavouables et surtout noirci par le bout de doigts négligés et souillés de cendres inertes et froides, un début d’explication, un entrevu de la queue d’une piste à suivre psychologique afin de répondre à mon interrogation primaire.
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Voici mon hypothèse, elle vaut ce qu’elle vaut, nous ne sommes ni des veaux ni des boeufs même avec des carottes qui font avancer, comme chacun le sait, les ânes :
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Sans doute, trouve-je dans tes commentaires qui sont autant de gourmets pour les yeux, un soulagement de redécouvrir, non sans nostalgie, des sensations que je croyais perdues, noyées dans les voiles du temps, une bulle d’air salutaire, en respirant à nouveau cette pertinence implacable, familière de ma génération vieillissante et has been sans jamais avoir été been du tout, ce bon sens enivrant et l’espèce, en apparence disparue, d’une sorte de force abstraite, tranquille, paysanne, dans le sens noble du terme, qui transpire des mots qui sont autant de molécules qui donnent constance et prestance à tes commentaires et s’assemblent telle une cuisine raffinée et moderne, moléculaire, pour ne pas la nommer, afin de devenir ce plat savoureux, qui rappelle un Gabin ou un Ventura récitant du Audiard père.
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Pour raviver ces timbres de voix qui résonnent dans l’imaginaire collectif en ressuscitant le souvenir rassurant l’image de quelqu’un de posé, de réfléchi, d’imparable et d’efficace, comme un ancêtre, un grand père, un patriarche, un souvenir qui en quelques lignes, sait résumer ce qu’il me faudrait à moi, l’immature et puérile progéniture, trois chapitres et trois volumes encyclopédiques pour décrire et commenter dans mon style linguistique dopé à l’éthylique, intellectualisé jusqu’à l’inutile par terreur, par psychose même, d’être vulgaire et accessible alors que pourtant dieu sait si j’admire la vulgarisation et ceux qui parviennent à la pratiquer avec une apparente facilité déconcertante pour mon jeune et superficiel esprit qui se perd dans les méandres de la complexité afin de me donner l’illusion de l’importance de l’illusoire étendue de mes connaissances qui ne sont en définitives que substances insignifiantes et dérisoires en regard de ma soif insatiable d’apprentissage qui essaie de courtiser ces possibilités infinies gravitant et tourbillonnant inlassablement comme des abeilles autour des ruches de matières inexplorées ou maladroitement abordées, tellement de si loin, si souvent, que les rivages des étrangetés de notre monde, cet inconnu, qui ne demandent qu’à être apprivoisés par les sempiternels élèves que nous sommes, aussi espiègles pouvions nous être, que jamais ils ne pourront être accostés par la barque solitaire guidée par un seul étudiant rescapé de son odyssée, et même foulés du pied par les piètres marins butineurs maladroits que vous êtes, que nous sommes, que je suis, moi, l’éternel novice, avide de conquêtes intellectuelles, affamé de découvertes sensorielles, comment se satisfaire d’une seule vie terrestre pour mourir en sachant que je ne sais rien ? Chacun sa croix, dressée, enterrée ou plantée, la mienne, je le sais, je le pressens, je le crains de toute mon âme, sera de mourir en ignorant, en cerveau vide, en esprit errant, en inachevé.
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Ce qui, évidemment, ne manque pas de susciter en moi, parfois quelques émois naissant d’embryon de jalousie dans mon coeur d’écrivain musicien vigneron qui aime trop son produit, ses écrits, ses délires, envers tes talents de vulgarisateur, concis et précis qui semblent être d’une déconcertante facilité pour toi, mon estimé Gaspard. Qui aurait écrit à ma place, 3 lignes au lieu de paragraphes.
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Après cette déclaration d’amour enflammée, qui n’est pas un coming out, j’affirme haut et fort ne pas faire partie du lobby LGBT.
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Pour nuancer mes compliments, je pourrais conclure par.. Ouais mais bon, pas trop difficile non plus de briller, en voyant tout en considérant le niveau décroissant hallucinant et constant de la majorité des commentateurs restants, tels des survivants médusés de l’exode massif agoravoxien autant qualitativement que quantitativement, depuis quelques mois...
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vais encore me faire des potes, je le sens gros comme une maison, un camion, une citerne, un réservoir, je le pressens, comme une intrusion trop brutale et trop démesurée par circonférence, d’un objet oblong s’introduisant sans y être invité, dans un orifice charnel non lubrifié, dont la fonction première consiste à servir de sortie et non de faire office d’une entrée, une sorte de trou noir insondable, que certains se sont tellement amusés à dilater par toutes sortes de subterfuges, que quand ils baillent, à présent, ont y voit le jour venu d’une histoire d’amour appartenant déjà, au passé....
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Hum tout ceci sera mal compris, mais tant pis, santé et bon shabbat à tous... Shalom, Bar Mitzva et Mazel Tov vive Manuel Valls et François Hollande ! Vive nous, Vive la France, Vive la Suisse, Vivent les esprits libres !
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