Comme aujourd’hui je n’ai rien à faire, j’ai pris la peine de regarder une des trois parties, la deuxième pour être exact.
Sur le fond :
- c’était honnêtement bien parti, jusqu’aux trois quarts de la vidéo il y avait peu de choses à relever, rien d’exceptionnellement novateur mais je reconnais avoir été d’accord avec à peu près tout (j’aurais une ou deux remarques à faire mais je les ai oubliées...) ;
- sur la fin de la vidéo, la comparaison entre le FN et le PCF de Marchais est plus que légère. Elle ne correspond qu’en deux points : le refus de l’immigration alors que la France compte déjà des millions de chômeurs et la visée d’un électorat ouvrier. En matière d’économie, ils sont complètement opposés et le FN d’aujourd’hui n’a toujours rien du PCF de Marchais. Le transfert d’électeurs du PCF au FN est probable mais ne s’explique pas parce que le FN a pris la forme du PCF, surtout pas économiquement, mais simplement parce que les deux défendent les classes ouvrières, complètement délaissées, il faut l’avouer, par les partis au pouvoir, qu’ils soient étiquetés de gauche ou de droite. La vision du FN a toujours été de donner peu de pouvoirs à l’état et de permettre l’entrepreneuriat. Cette vision n’a pas beaucoup évolué en réalité, ce sont ceux qui détiennent le pouvoir économique qui ont rendu la politique du FN différente aux yeux de beaucoup : dans les années 70, c’était essentiellement l’état, aujourd’hui, ce sont les multinationales. Dans un cas, on le croit libéral et dans l’autre antilibéral. C’est parce qu’on ne sait pas ce qu’on met derrière ce terme alors qu’il se trouve entre deux extrêmes, mais sa politique a finalement peu changé : développer le tissu économique de la France par les PME et les fleurons de l’industrie française par patriotisme, ce qui n’a rien à voir ni avec le communisme ni avec l’ultralibéralisme.
Sur la forme, c’est honnêtement très dur à suivre. Il y a deux choses :
- le discours est lent et sans verve, il n’y a ni rythme ni accentuations, les phrases sont parfois circonvolutoires et certaines remarques sont inutiles et font traîner l’exposé en longueur ;
- visuellement, c’est d’un triste... L’alliance du fond jaune et de l’absence de lumière rendent l’atmosphère véritablement morne. Et si je peux me permettre, pour un journal de ce type, une chemise aurait été bienvenue.
En conclusion, je dois reconnaître avoir été agréablement surpris. Peut-être aussi parce que mes attentes n’étaient pas extraordinairement élevées. Enfin j’aurais essayé de faire une critique constructive.