D’un point de vue strictement critique de l’humour de Porte, en quoi est ce drôle de remonter aux origines du FN et de déterrer les morts pour sortir des termes semblables à ceux utilisés pour décrire et se gausser du FN depuis trente ans et en quoi ces saillies éculées peuvent elles faire naître encore quelques sourires sinon chez des nouveaux venus un peu ingénus qui n’ont pas connu les innombrables humoristes qui ont déjà essoré ces clichés maintes fois rabâchés et usés jusqu’à la corde à linge et sur le fil du rasoir fatigué et émoussé qui crie de lassitude au menton : La Barbe à la fin ?
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Pourquoi ne réserve t’il pas ce Porte son humour décapant, subversif, innovant, frais, truculent, salace, vorace, surprenant aux personnages de Florian Philippot ou Marion Maréchal Le Pen par exemple ? Tout en tentant de les caricaturer sur le fond de leurs propos ? Ha c’est sûr que la comparaison et les parallèles envers des figures historiques, politiques et dictatoriales de l’histoire du siècle dernier sera beaucoup moins facile à réaliser déjà qu’avec Jean-Marie c’était déjà plus que tiré par les cheveux alors là essayer de faire passer Marion, Florian ou Marine pour des zombies nazis nourris par Franco et bercés par Mussolini y aurait comme un arrière goût de hors sujet. Et pourtant c’est eux les acteurs du FN d’aujourd’hui, pas des obscurs anciens de la division Charlemagne ou que sais je...
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Si Porte réussi ce tour de force tout en étant drôle et parvient à m’arracher un embryon de sourire sur mes lèvres décharnées assoiffées de jus d’ananas de choix et affamées de chair fraîche de clandestin rôtie, alors là, je dirais respect monsieur Porte... D’ici là je me contenterais de le prendre pour ce que je crois qu’il est, un polichinelle de série Z que même papy Gustave est plus rigolo après le gigot d’agneau, le sorbet au coulis de fruits rouges et trois bouteilles de beaujolais nouveau. Parce que faut pas déconner, à côté de Porte, Jean Roucas fait figure de génial précurseur des fous rires de beaufs repenti...