"...les opportunistes, qui ne sont que de petites
choses flippés."
Et vous, vous êtes quoi, qui ne comprenez rien à rien et ne
savez rien sur rien ? 
Parce que c’est un fait qu’il faut ne rien comprendre à rien pour oser
écrire : "Pour la mentalité anglo-saxonne et protestante aurait du vous
secouer une fois débarquées en France, surtout vu ce que dit Schweitzer plus
haut..."
S’il y a quelque chose qui ne prend pas pied en France,
c’est bien la mentalité anglo-saxonne, et quand on a mentionné le rapport à l’argent
et à la réussite sociale, on a déjà dressé un véritable mur, et un haut, d’incompréhension
entre les deux peuples
Quant aux moeurs empruntées aux Ricains par les jeunes
notamment, et par les issus de l’immigration comme Sarközy, on découvrira
peut-être un jour combien leur adoption aura été superficielle, plus
particulièrement encore hors de l’Ile-de-France.
Et quoi qu’il en soit, l’islamisation n’a rien à voir avec
l’américanisation, puisque c’est un processus tendant à adapter notre société
aux besoins, essentiellement cultuels, de populations qui sont étrangères à la
France, par la religion donc, par les origines ethniques, par la
civilisation, par la culture, par la psychologie et par les structures
mentales.
Et ceci nous montre une différence essentielle, si l’américanisation
pollue les individus qui s’y abandonnent, l’islamisation entraîne des
modifications du fonctionnement même de la société et de ses structures.
Qu’un jeune prenne pension au McDonald, qu’il carbure au Coca et qu’il s’abrutisse au revival post-punk, ça ne concerne que sa négligeable personne, mais qu’un muezzin se mette à gutturaliser du haut d’un minaret - ça viendra ! - , c’est tout le quartier qui morfle.
"Vous êtes devenus une copie américaine, extrêmement
fade..."
Ce n’est pas du tout l’avis des Américains qui, dans leurs
journaux et leurs livres, s’extasient toujours des différences les séparant
des Français, et réciproquement. Vous n’êtes visiblement pas un lecteur
habituel de "Courrier
international" qui reprend fréquemment des articles que la presse
américaine consacre à la France et aux Français.
Pas plus tard qu’aujourd’hui, page 35, vous y trouveriez un
article de Newsweek du 27 septembre, et intitulé « Les Françaises, un
genre littéraire ».
"Genre littéraire" parce que, voyez-vous, ces différences sont telles qu’elles
fournissent la matière d’une littérature abondante, qui paraît même
inépuisable. Tout en sachant que vous ne ferez jamais l’effort de les lire, je
vous signale "Ils sont fous, ces Français...", de Polly Platt,
"Sixty Million Frenchmen Can’t Be Wrong", publié en France sous le
titre "Pas si fous, ces Français", de Julie Barlow et Jean-Benoît Naudeau"Sacrés Français : un
américain nous regarde", de Ted Stanger,
“French Women Don’t Sleep Alone.”, de Jamie Cat Callan, "La Séduction : How the French
Play the Game of Life"..., d’Elaine Sciolino, "Bébé made in
France", de Pamela Druckerman...
Alors voilà… Quand vous cherchez à être désagréable, faites donc en sorte de l’être vraiment plutôt que de ne faire qu’étaler votre ignorance et vos idées reçues. Je compte
sur vous pour être mieux inspiré la prochaine fois ?