@Jean Rigole
Merci pour votre commentaire !
D’abord pour vous répondre, en même temps qu’à O Scugnizzo, j’admets avoir volontairement choisi un titre accrocheur, voire même polémique, précisément pour susciter le débat et en profiter pour affiner les arguments. Le problème étant que la plupart des gens analysent ce qui se passe, à savoir la mise en place de ce Nouvel Ordre Mondial, UNIQUEMENT à la lumière (ou plutôt les ténèbres) du libéralisme, ce qui est totalement faux d’après moi. Je me devais donc de pousser dans l’autre sens, histoire de rétablir un semblant d’équilibre

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Autrement, par rapport à vos remarques :
"Je dirais même que les structures de l’Union européenne sont de nature totalitaires, les traités ressemblent à la Constitution de l’URSS "
---> Nous sommes entièrement d’accord !
"Pour réaliser la synthèse avec la dimension économique qui représente le moteur de la construction des États-Unis d’Europe, je dirais que l’Union européenne (phase transitoire) est un modèle libéral-fasciste (dans le sens où l’entendait Mussolini, l’intégration de l’État et des puissances du marché), à savoir une combinaison de néolibéralisme et de fascisme (l’ultralibéralisme est à mon sens un abus de langage médiatique)."
---> Là aussi, même si je n’utiliserais pas l’expression "libéral-fasciste", je comprends parfaitement l’idée qu’il y a derrière, sur laquelle nous sommes tous à peu près d’accord et qui est si bien énoncée dans la citation de Jacques Attali. Ce dernier, suivant sa grille de lecture de Marx, n’envisage un capitalisme incontrôlé et international QUE dans l’espoir de voir l’avènement d’un "socialisme" à l’échelle mondiale !
Simplement le message que j’ai voulu faire passer au travers de cet article est de dire que le libéralisme dit classique, de type ’conservateur’ incarné par les Montesquieu, Tocqueville ET Thatcher n’a strictement rien à voir avec ce que nous vivons aujourd’hui, contrairement à ce qu’une grande partie de la gauche veut nous faire croire ! Tout au contraire, même puisque ce libéralisme de tendance conservatrice" s’inscrit dans le cadre de la ’nation’ et qu’il envisage un état limité (régalien) à l’intérieur de ladite nation mais puissant dans le cadre des relations internationales. Et cela afin de conserver son indépendance.
Or nous vivons aujourd’hui exactement l’inverse ! Voilà pourquoi nous allons dans le mur !
A méditer...
"Je rappelle à toutes fins utiles la conférence de presse de De Gaulle du 15 mai 1962 qui a fait scandale chez les européistes, où il dénonçait sans les nommer les US comme l’élément fédérateur de la construction européenne. Il avait très bien compris qui se trouvait à la manœuvre."
---> Rien à ajouter !
" tout le monde savait que le mot « démocratie » ne voulait pas dire démocratie."
---> Là, on pourrait embrayer sur un tout autre débat : moi j’estime que ce n’est pas la démocratie qui est en danger car c’est ELLE (celle qu’on connaît aujourd’hui, à tout le moins) qui est la source de nos problèmes
. Si ça vous intéresse, je me suis amusé à écrire là-dessus sur agoravox.fr