Ce qui est dramatique c’est plutôt que ce type réponde si bien aux exigences intenables du monde actuel qu’il se sente obligé de bosser pour ses maitres, et obligé de se mettre à genoux devant eux. On voit bien là toute la dissonance qu’il y a entre sa volonté d’être, sa quête de dignité, et la nécessité, et l’impossibilité à conjuguer les deux.
Le problème de ce type est le problème du prolétariat en général, sauf que certains le vivent mieux, et d’autres plus mal, comme il dit, en allant jusqu’à se suicider.
Certes l’oppression et l’exploitation des travailleurs est une chose intolérable, mais faut-il y donner raison en y perdant sa vie et sa raison ? Je suis clairement moi-même un prolétaire/chômeur en situation précaire, mais je refuse de vendre mon âme à ce système, et à lui accorder légitimité et importance. Le problème est là. Les gens votent, les gens croient en ce système qui les trahit 365/365 24/24, et tout ce qu’ils savent faire contre c’est hurler et continuer encore et encore de voter pour une fausse gauche et une fausse droite, d’un état républicain qui se moque de tout citoyen par essence.