Il y a un truc qui m’agace chez Naulleau, c’est qu’il, comme beaucoup d’autres, se revendique humaniste, parce qu’il accepte de dialoguer avec tout le monde, même ceux avec qui il n’est pas d’accord, wow, quel exploit, j’en suis sur le Q, dans ce cas, je pense que l’on est beaucoup d’humanistes qui s’ignorent, sauf que les limites de son logiciel ne lui permet pas d’aller très loin dans la réflexion, ou le repoussement de ses propres perspectives ou certitudes, a moins qu’il ne le fasse volontairement pas face caméra et se contente de rester dans le politiquement correct, comme sur cette vidéo, pour ne pas se griller. Il faudrait en discuter en privé avec lui pour se faire une idée du personnage et comme ça n’arrivera jamais, en ce qui me concerne, je ne connaitrais que les facettes de sa personnalité que retransmettront écrans et caméras. Ce qui est valable pour bon nombre de personnages publics, que l’on juge sur des apparitions tv ou des extraits tronqués de vidéos, qui font de nous des inquisiteurs parfois injustes.
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Ma conception de l’humanisme, c’est effectivement de parler de n’importe quoi avec n’importe qui en faisant l’effort de comprendre le point de vue d’autrui sans forcément l’adopter pour soi. Ce qui implique de s’investir parfois émotionnellement dans le dialogue avec des concepts qui vont au delà de nos propres limites, bousculent nos frontières de l’acceptable, tout en essayant de conserver notre honnêteté intellectuelle, ce qui n’est pas toujours un exercice facile, car on peut se laisser aller à se faire influencer par des pensées étrangères quelque fois intolérables et horribles, surtout si on se retrouve soi même en difficulté psychologique passagère, suite à une expérience douloureuse, par exemple, ou face aux difficultés diverses de la vie, qui fait chavirer nos pensées et nos valeurs qui forment la charpente qui nous soutient et que l’on a construite pour acquérir une forme d’équilibre émotionnel et psychologique.
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Au risque d’être incompris et si on accepte un instant de "hiérarchiser" l’humanisme, je trouve qu’il y a beaucoup plus d’humanisme dans un Dieudonné ou un Soral que dans un Naulleau qui semble ma foi, devant la caméra, très peu de largesse d’esprit et d’ouverture sur certains sujets, dits "sensibles". Car à mon sens, pour désamorcer les tensions suscitées par ces sujets "sensibles" il faut en parler librement plutôt que de les censurer, voire les mettre hors la loi.
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Quand une situation est tendue, ou compliquée, au sein d’un groupe, d’une famille, d’un couple, il vaut mieux crever l’abcès que de faire l’impasse sur des non dits et sous entendus, qui font naître rancunes, jalousies, malentendus, et soufflent ainsi sur les braises des sentiments négatifs ruminés, mal digérés, qui à force d’être tus, exploseront de toute façon tôt ou tard.
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Si une certaine parole "raciste", "populiste", ou que sais je, se libère via le net, c’est parce que cette parole a été trop longtemps étouffée, muselée, interdite de chapitre, ignorée, méprisée, incomprise, non traitée, avec le net, cette parole bannie des ondes et privée de droit de réponse pendant plus de trente ans, trouve un canal + pour s’exprimer et se faire entendre, révélant ainsi les résultats, exposant le bilan de la pensée unique, qui, malgré ses multiples tentatives de cacher, masquer les différences sociales, ethniques, religieuses, économiques, par des mots pansements, des espèces de cache-misère, comme on cache de la poussière sous un tapis, comme la novlangue sait les enfanter, n’aura réussi, à la place de désamorcer au plus vite une situation déjà tendue, qu’à accumuler et aggraver les rancoeurs, rancunes, énervements divers qui deviennent problématiques au fur et à mesure que les communautarismes grandissent avant de faire sauter le bouchon de la soupape du trop plein. Le tas de poussières accumulées devient trop grand pour une carpette trop petite, dévoilant aux habitants de la maison, que le ménage a été négligé au lieu de briller du sol au plafond, comme la conchita de service, la portugaise de l’Elysée, l’a laissé croire depuis trente ans.