l’argentin,
Tu verras en lisant le livre que Soral ne dialogue pas plus quand il est exposé à la contradiction que quand il parle seul. Parfois il évacue carrément la contre-argumentation d’un "je ne comprends pas l’argument", ou alors il sous-entend que Naulleau ne peut pas dire ce que lui dit car sinon il perdrait sa place. Mode de raisonnement infaillible, mais malheureusement auto-référencé et donc nul sur le plan de la simple logique. Robustesse de la vision du monde ou paranoïa ? Il est vrai que Naulleau est parfois à côté de la plaque, et finasse comme un littéraire en n’allant pas à l’essentiel, et il est agréable de voir Soral le remettre justement à sa place. De plus, la question du révisionnisme est tout juste effleurée, car Soral évoque la loi qui l’empêche de parler à ce sujet. Il fait tout de même remarquer que le mot "révisionnisme" est un terme inventé qui ne veut rien dire, puisque l’histoire est par essence révisionniste.
Au final, les soraliens gouroutisés n’apprendront rien de plus en lisant ce livre, pas plus que les gens de gauche à la Naulleau. Ceux qui ne connaissent pas Soral pourront néanmoins connaître l’essentiel de sa pensée puisque Naulleau l’interroge sur ses oeuvres à partir de Sociologie du dragueur.