Je ne vois aucune raison pour que la "vertu morale" soit plus développée chez un aristocrate.
Ensuite, ceux que vous appelez les "meilleurs", j’imagine les plus "aptes à" (?) seraient les aristocrates ?
"Il y’ a des actes techniques à commettre , des synthèses à faire , des nécessités à surmonter , des contraintes à dépasser"
C’est ce que fait tout le monde, chaque jour, dans son petit périmètre. Permettez leur juste d’élargir un peu leur périmètre, et je suis persuadé qu’ils deviendront "aptes". Pas tout le monde j’en conviens, mais ceux là ne feront pas de politique. Encore une fois, vos "aptes" ne disparaissent pas, ils conservent leur utilité... mais pas leur pouvoir.
Après, confier la politique à une classe (après avoir répondu à l’épineuse question "qui entre dedans"...), avec un réel contrôle populaire, j’ai envie de dire oui... mais en fait ça suffit pas.
Un contrôle populaire ça suffit pas ("Que choisir" fait des contrôles), il faut un pouvoir populaire ("Que choisir" interdit un produit). Et comment gérer ces contrôles, ce pouvoir populaire ? De façon démocratique ?
On en revient à la question du départ, qui est apte à faire les contrôles etc .
Donc soit vous construisez une société de classes, d’aptitudes à la poupées russes. Soit vous essayez la démocratie.