Je ne refuse pas l’inégalité de compétence, je l’appelle autrement : diversité. Un mot plus "naturel" pour une recherche de solution moins hiérarchisée.
Allez, une organisation "fractale", je lâche le mot sans pouvoir vraiment l’expliquer : un monde composé d’entités variées, différentes, inégales, interconnectées de façon harmonieuse. Des interconnexions locales génère des organisations locales, elles mêmes interconnectées avec d’autres groupes locaux, formant des organisations de plus grande échelle etc.
Fractale : comme la surface d’un océan, les plus grosses vagues ne sont pas des gouttes particulières, c’est juste une organisation de petites gouttes.
Ce n’est pas la classe X de Paris qui se connecte avec la la classe X de Marseille, c’est le groupe organisé, fractal, de Paris qui se connecte avec le groupe fractal de Marseille. Ceci à toutes les échelles.
Autrement dit l’organisation vient d’en bas, mais elle est capable de créer des vagues. Il n’y a pas d’architecte ou de classe "supérieure" qui s’octroierait le droit d’organiser les autres à sa manière. Même si elle était de bonne intention : en partant d’un point on ne dessine pas une fractale, on dessine une pyramide.
"pourquoi auriez-vous besoin de quelqu’un pour... couper le gâteau ?"
Le problème c’est donc que moi je ne veux pas couper le gâteau, mais que celui qui a le couteau le veut, lui. Et que comme on est dans une société de classes, je ne peux rien faire.
Moi aussi je crois en l’homme, tous les hommes. C’est pour ça que je veux que ce soit lui qui organise.