• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile


Commentaire de Morpheus

sur « La violence et la guerre ont-elles toujours existé ? »


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Morpheus Morpheus 27 novembre 2013 15:41

Je reviens sur l’expression « l’homme est un loup pour l’homme ». Cette expression ne tire son sens que d’une construction mentale de l’homme, à savoir que l’homme utilise une IMAGE (fausse) du loup en temps que NUISIBLE, dans la mesure où, éleveur sédentaire, le loup s’est parfois fait "voleur" de brebis ou de têtes de bétail. Le loup fait peur, et l’homme jette sur le loup l’habillage mythique de LA BÊTE, au sens judéo-chrétien du terme : la manifestation du diable, du mal.

Mais le loup n’est bien entendu pas cela. Le loup est un animal noble, prédateur, certes, mais qui vit en symbiose avec son environnement.

A contrario, l’homme sédentarisé, lui, n’est PAS UN PRÉDATEUR, mais un DÉPRÉDATEUR !

L’expression n’a donc absolument AUCUN SENS, quelque soit l’angle sous lequel ou l’interprète. Car si l’homme était un loup (au vrai sens du terme) pour l’homme, il n’en demeurerait pas moins en symbiose avec son environnement. Mais l’homme CIVILISE (qui vit dans la cité), lui, ne vit pas en symbiose avec son environnement, mais en PARASITE, en déprédateur : il détruit ses propres sources d’abondance en alimentant une logique mortifère : l’économie fondée sur la monnaie, donc sur la nécessaire modélisation de la pénurie.

Le paradoxe est que l’homme du paléolithique vivait dans l’abondance, alors que celui du néolithique engendre un cycle pervers qui aboutit à la pénurie.

La civilisation pourrait alors bien être une erreur d’aiguillage.


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès