Je renforce mon argumentation.
Vous dites « il faut vivre en fonction de notre environnement », or, comme tout dans la nature nous le démontre (du microcosme au macrocosme), rien n’est immuable, tout change, tout se transforme. Question d’échelle, parfois, surtout au regard de la temporalité humaine, mais de façon générale, y compris à l’échelle temporelle humaine, tout change constamment, peu ou prou. Dès lors, c’est face à un environnement changeant constamment que nous avons à faire, et la VRAIE NATURE HUMAINE étant caractérisée par la loi de l’ ADAPTATION, il conviendrait de concevoir une culture fondée sur l’adaptation à des conditions changeantes. Nous parlerions alors d’une CIVILISATION ÉMERGENTE, contraire à une civilisation utopique, en cela que la civilisation utopique est, comme le mythe divin, immuable, alors que la civilisation émergente s’adapte aux informations nouvelles qui ne cessent de lui parvenir.
A contrario, « vivre en fonction de l’environnement », tel que vous l’écrivez, pourrait être interprété comme une fatalité. Nous soumettre à des lois hétéronomes qui dictent notre culture n’est pas nous adapter, mais nous soumettre. Devrions-nous nous soumettre à des lois contraires aux principes naturels ? C’est ce que nous persévérons à faire, et voyez où cela nous a mené.
Pour fonder une culture nouvelle, nous devons détruire l’ancienne. Ou attendre qu’elle se détruise elle-même, ce qui ne saurait tarder.
Morpheus