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Commentaire de Morpheus

sur Agoraphobie et agoraphilie politique


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Morpheus Morpheus 1er décembre 2013 15:45

Difficile de vous répondre à tous sur chaque point. Je vais essayer, parce que bien entendu, les points soulevés sont intéressants, nous devons aborder chacun d’eux.
 Je vois bien qu’il y a des gens qui sont rendu psychopathes par la logique du profit. Ils sont une minorité, mais une minorité agissante, car possédante (les "riches" : les très riches)
Je vois bien qu’il y a, parmi le grand nombre, une kyrielle de personnes qui sont rendu névropathes par les principes de l’économie de marché et l’ingénierie de la propagande de masse (la classe moyenne aisée, qui sans doute ambitionne de devenir très riche).
 Je vois aussi, parmi le grand nombre, une kyrielle de personnes seines d’esprit, qui aspirent à une bonne répartition des richesses et à une société radicalement différente de celle où nous vivons (classe moyenne et pauvres mélangés). Bien que leurs moyens soient bien moindre que ceux des riches (les psychopathes), ils agissent aussi, à leur échelle, et innovent : les donneries, les incroyables commestibles, les réseaux de partages du net (hackers), l’open source, les SEL, etc.
 Je côtoie des gens dans ces deux dernières catégories, et je vois et entends des représentants de la première catégorie chaque fois que j’ouvre un poste de télévision ou un journal mainstream.
 Je sais donc que je dois "faire avec tous ceux-là", machiavel, et je perçois toute la difficulté que cela représente. Je sais pertinemment que changer la culture, c’est-à-dire les croyances, est ce qu’il y a de plus difficile. Mais difficile ne signifie pas impossible. Si c’était le cas, jamais aucun progrès ni changement culturel n’aurait eut lieu.
 Comment s’opèrent les changements culturels majeurs ? En général, dans la majeure partie des cas, par une CRISE majeure, un effondrement. Je ne vois pas notre société changer sa culture sans un effondrement du système. Un effondrement qui engendrera des situations tragiques parce que les conséquences seront littéralement catastrophiques. Mais cet effondrement est inévitable et il se rapproche maintenant à grands pas. L’estimation la plus lointaine de cet effondrement est 2030.
 Lorsque l’effondrement aura eut lieu, toutes les cartes seront remaniées. Toutes. La démographie, l’économie, la pollution, l’industrie, ... Ce sera le chaos.
 Ni moi ni personne ne peut prédire ce qui se passera après ce chaos. La seule chose que l’on puisse faire, c’est commencer dès maintenant à changer la culture, c’est-à-dire les croyances. On peut repenser le système avec une vision globale, parce que contrairement aux effondrements du passé, nous vivons dans un monde globalisé et nous avons des connaissances que nos ancêtres n’avaient pas. Par exemple, nos ancêtres ne pouvaient pas envisager une économie reposant sur une gestion globale des ressources, mais uniquement sur une gestion localisée des ressources. Cet élément est absolument déterminant.
 Le tout est de savoir qui gérerait les ressources mondiales, comment et pour qui. Une petite clique pour elle-même au détriment du grand nombre, comme actuellement mais avec plus d’efficacité ? Ou le grand nombre pour le grand nombre, comme encore jamais jusqu’ici et avec les outils pour le faire ?
 La clef de ce défit, c’est l’EBR. Mais je crois que l’EBR sans relais démocratiques présentent des dangers.
 Politiquement, je suis pour une démocratie la plus intégrale que possible.
 Économiquement, je suis pour une EBR la plus intégrale que possible.
 Les deux approches sont complémentaires, et à mon avis, nécessaires, car sans démocratie, l’EBR pourrait devenir le meilleur des mondes de Huxley, mais sans l’EBR, le système démocratiques finirait immanquablement en ANGSOC de Orwell.
Morpheus

 


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